A propos de certaines réactions à la suite du massacre de Nice

Nous avons publié vendredi le communiqué de Farook Tariq, dirigeant politique du mouvement ouvrier au Pakistan, qui organise ou aide à l’organisation de milliers de travailleurs musulmans, femmes et hommes. Il n’y a pas eu de sa part une seconde d’hésitation sur le caractère islamiste du crime de masse de Nice.

84 morts (pour l’instant), un 14 juillet, avec un mode opératoire recommandé par Daech, une revendication de Daech, un contexte global dans lequel Daech occupe une place centrale, de premiers éléments d’enquêtes qui indiquent que le tueur n’a pas agi seul, et des conséquences politiques qui ne sont pas favorables à l’exécutif Hollande-Valls (soit dit pour ceux qui voudraient y voir un « complot » de celui-ci …) même si bien sûr il peut sous la pression de la droite et du FN reconduire l’état d’urgence. Ce sont là des faits, beaucoup plus importants que les frasques de l’assassin, buveur, violent, psychotique, bisexuel nous dit-on aussi, toutes choses qui n’ont rien d’incompatible avec le djihadisme !

Pourtant, voici le communiqué, pour commencer, du NPA :

Le NPA tient à exprimer sa solidarité totale avec les victimes, et leurs familles, du massacre perpétré cette nuit à Nice. Une fois de plus ce sont des hommes des femmes des enfants qui sont frappés, victimes innocentes et expiatoires de crimes qu’ils n’ont pas commis. Cette violence aveugle vise à créer un engrenage irréversible de terreur et de violence en semant la haine et la peur.

La seule réponse qu’envisage le gouvernement c’est l’escalade sécuritaire : la prolongation de 3 mois de l’état d’urgence, alors que celui ci était déjà en vigueur et qu’il n’a rien empêché. Sa seule utilité a été d’exercer une pression policière sur les mobilisations contre la loi El Khomri. Malgré cela Valls ose appeler à l’unité nationale.

Hollande veut mobiliser les réservistes et prévoit une intensification de la guerre en Syrie. Mais n’est-ce pas la barbarie des guerres d’Afghanistan, d’Irak, de Syrie ou d’Afrique qui a engendré le chaos social et politique, la misère sociale dont se nourrit Daech, et qui met en mouvement des tueurs animés de son idéologie apocalyptique et meurtrière?

Ces attentats vont justifier tous les discours anti immigrés, anti réfugiés, anti musulmans, racistes, nationalistes et xénophobes. Le NPA s’y opposera et continuera à défendre des solutions internationalistes contre les guerres impérialistes, l’accueil des réfugiés qu’elles produisent, et la mobilisation des peuples pour un monde progressiste et solidaire débarrassé du capitalisme fauteur de barbarie.

Montreuil, le 15 juillet 2016.

A aucun moment dans ce communiqué la responsabilité du massacre n’est attribuée à qui que ce soit. En fait, le fait que Daesh le revendique (NB : le communiqué a été réactualisé depuis cette revendication, sans plus la signaler) est soigneusement tu.

Dans le première paragraphe, il est affirmé que des victimes innocentes ont payé pour des crimes qu’elles n’auraient pas commis. Ceci sous-entend que le massacre visait à faire payer des crimes. Lesquels ? Les crimes de l’impérialisme français ? Daech combattrait donc, mais avec de mauvaises méthodes, l’impérialisme en général et l’impérialisme français en particulier ? Ce n’est pas ce que dit Daech, qui déjà dans son communiqué revendiquant le massacre du 13 novembre, dénonçait la population cosmopolite et libre de Paris comme son ennemi à massacrer. Dans le bref communiqué revendiquant le massacre de Nice, Daech présente le tueur comme un « soldat » qui combat les pays ayant attaqué Daech, sans la moindre dimension « anti-impérialiste » fut-elle mal placée. Forcer les femmes au confinement et au voile, vendre comme esclaves les chrétiennes et les Yézidis, détruire toute organisation sociale indépendante, assurer la hausse du temps de travail pour des salaires de misères dans les zones pétrolières et textiles sous son contrôle, faire des affaires avec les ciments Lafarge et bien d’autres, tuer à Paris, Orlando, Nice, ce n’est ni de l’anti-impérialisme, ni des actions mal ciblées pour faire expier des « crimes » à qui que ce soit. Le fascisme religieux apocalyptique de Daesh est très clair : la liberté, les femmes, l’organisation indépendante du pouvoir religieux, sont ses ennemis.

Le second paragraphe dénonce l’état d’urgence, mais en se privant d’un argument décisif : avec ce massacre est démontré le fait que l’état d’urgence ne sert pas à combattre Daesh, mais les libertés démocratiques et syndicales. Mais comme le NPA s’interdit de dire qu’il faut combattre le fascisme de Daesh, il se prive de cet argument clef.

Que feraient un régime et un gouvernement démocratiques, qui affronteraient Daesh tout en satisfaisant, contre le patronat, les exigences sociales les plus urgentes ? Il prendrait des mesures anticapitalistes telles que la rupture avec les régimes saoudien et qatari et la séquestration immédiate de tous les biens des émirs du pétrole et de leurs fonds spéculatifs dans les banques, paradis fiscaux et sous leur forme immobilière (on pourrait y loger des réfugiés). Il retirerait les troupes françaises de leurs zones néocoloniales d’intervention mais armerait, formerait, et aiderait matériellement, les organisations sociales et laïques qui luttent dans tout le Proche et Moyen Orient, notamment les organisations nationales kurdes, les syndicats indépendants, les organisations de défense des femmes, et y compris les organisations « communautaires » de minorités opprimées telles que les chrétiens et les Yézidis. L’état d’urgence social à l’intérieur serait prolongé d’une politique étrangère démocratique et transparente à l’extérieur, sous le signe, soyons clair et disons-le, de la guerre à une organisation fasciste qui a déclaré, elle, très clairement la guerre aux peuples, aux femmes et aux libertés.

Le dernier paragraphe annonce qu’on va avoir une vague raciste et chauvine. C’est à voir. Les crimes de janvier et novembre 2015 n’ont pas produit de telles vagues en France. Quoi qu’il en soit il faut combattre racisme et xénophobie. Mais comment combattre efficacement cette éventuelle vague si l’on semble accorder des motifs à la seule et unique vague meurtrière d’attentats racistes, antidémocratiques, anti-féminins et antisémites que la France connaît réellement, à savoir les crimes de masse commis par l’extrême-droite islamiste depuis début 2015 ? Pour être efficace contre le racisme « français » il faut commencer par dénoncer les principaux crimes racistes de masse qui se produisent aujourd’hui en France : les crimes djihadistes. Sinon on s’impuissante et, pire, on fait le jeu des uns et des autres.

Le communiqué du NPA résulte de la neutralisation mutuelle de différentes positions. Il évite de nommer la responsabilité de Daesh tout en évitant aussi le mot « islamophobie », remplacé dans le dernier paragraphe par « anti-musulman » (mais oubliant, c’est dommage, l’antisémitisme qui a à son compte plusieurs assassinat en France ces deux dernières années). Ceci aboutit à une énumération de bons sentiments : compassion pour les victimes, souhait que le racisme et, en somme, la méchanceté humaine, ne progressent pas, et défense des libertés démocratiques contre l’état d’urgence. Ce dernier point est neutralisé par l’impuissance globale qui résulte du reste.

Les non-dits de ce communiqué apparaîtront mieux avec l’examen de celui du groupe la Commune. L’autre raison pour laquelle nous analysons celui-ci est que nous avons eu jusque là des relations fraternelles avec ce groupe et ses membres.

A qui profitent les crimes ? A qui profite l’horreur ?

Les faits :

Un camion fou, conduit par un fou, a tué près de cent personnes à Nice. Ce n’est que 36 heures plus tard que Daesh « revendique » ce crime de masse monstrueux. Selon Cazeneuve, le criminel se serait « radicalisé très rapidement ».

Le profil du criminel

Chemceddine Hamouda, un psychologue qui l’avait rencontré en 2004, a expliqué à L’Express que le tueur présentait à l’époque un « début de psychose ». « Il souffrait d’une altération de la réalité, du discernement et de troubles du comportement, a-t-il indiqué.

Mohamed Lahouaiej-Bouhlel n’était pas connu des services antiterroristes et n’avait jamais été signalé pour radicalisation. « Il ne s’était pas distingué, au cours des années passées, soit par des condamnations soit par son activité, par une adhésion à l’idéologie islamiste radicale », a précisé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, samedi 16 juillet.

La manipulation sadique des faits

Aussitôt, nous avons assisté à l’un des pires déchaînements politico médiatique qui soit et de haine contre les musulmans, dont nous épargnerons l’inventaire ici. Valls, l’homme qui a prédit la victoire de la France à l’Euro, juste avant le match a tout de suite montré la « piste terroriste ». Plus roué, Hollande a déclaré « on ne peut nier que ce soit un attentat terroriste », ce qui veut aussi bien dire : « on ne peut l’affirmer ». L’exploitation cynique de la douleur des familles, de la souffrance des survivants et de leurs proches, de l’émotion et de l’indignation de la population, est sans borne, sans retenue aucune du côté de la dite « classe politique » et de journalistes de pacotille, ivres de « sensationnel »

La piste terroriste

« On ne doit négliger aucune piste » dit un vieil adage policier. Le fou criminel aurait pu « se radicaliser très rapidement » et plus rapidement encore, être missionné par l’Etat Islamique. Pour rocambolesque que cela puisse paraître, cette hypothèse ne peut être écartée. Nous serons alors tenter de dire : qui sont donc ces terroristes, guerriers contre « le monde libre » qui attendent la fin de l’Euro 2016 et la date de fin d’Etat d’urgence pour frapper de façon ignoble la population ? A qui profitent leurs crimes barbares ?

A Hollande le chauvelu qui fait ainsi passer à l’arrière-plan le scandale qui l’éclabousse et mettant en relief ses caprices royaux digne d’un Louis XIV.

A l’exécutif tout entier qui va prolonger l’Etat d’urgence face à la révolte sociale, avec son cortège de violations des droits de l’homme, d’assignations à résidence et d’arrestations et poursuites judiciaires arbitraires.

Aux racistes antimusulmans de tous bords faisant œuvre de haine contre les musulmans (ou contre ceux qui dénoncent l’islamophobie), avec pour seul résultat : la division, au compte du gouvernement et du régime en place.

Au gouvernement qui soutient les régimes qui trafiquent ou ont trafiqué avec Daesh, leur vend des armes qui sèment les destructions et la mort

Levée immédiate de l’état d’urgence !

Halte à l’islamophobie !

Halte aux interventions militaires française, américaines et russes au moyen et proche orient !

17-07-2016

Pour le ou les auteurs de ce communiqué, ce qui était implicite dans le communiqué du NPA devient quasi explicite : Daesh n’y est certainement pour rien. Il est même écrit en toutes lettres que c’est un « camion fou » qui a fait le coup ! Ce serait risible si ce n’était odieux. Qu’un camion soit le criminel permettrait certes d’exclure qu’il ait eu une idéologie, religieuse ou autre ! A défaut de pouvoir continuer dans ce registre, ce texte accablant et grossier s’engage donc dans des considérations confuses sur la personnalité de l’assassin.

La méthode marxiste dont on se réclame à la Commune impose d’analyser les faits dans le cadre de la lutte des classes, au niveau international et national. Au niveau international, ceci demanderait une analyse des guerres impérialistes, des révolutions et contre-révolutions au Proche-Orient incluant une compréhension du caractère fasciste de Daesh, bien évidemment pas identique au fascisme des années 1930 mais reposant sur quelques traits fondamentaux : programme totalitaire, financement capitaliste, recrutement de hordes petites-bourgeoises et lumpen.

Rien de tout cela ici: l’analyse donnée dans ce communiqué, si tant est qu’on puisse appeler cela une analyse, est strictement nationale et se réduit à la forte suggestion, entre les lignes, que le massacre serait le fruit d’un complot de Hollande et de Valls. L’hypothèse que ce serait Daesh est qualifiée, sic, de « rocambolesque » : là encore, risible si ce n’était odieux.

Du coup, les données de la lutte des classes dans le cadre national sont elles aussi tout à fait incomprises, car remplacées par une vision complotiste et sectaire. Remarquons, en plus, que pour étayer cette vision complotiste dans laquelle la réalité comprise, elle, par les plus larges masses, est traitée de « rocambolesque », nos camarades avancent comme « preuves » … les propos du ministre de l’Intérieur, M. Cazeneuve !!!

Alors que les crimes de masse du 13 novembre avaient pu être immédiatement, et cyniquement, utilisés par l’exécutif (et lui avait d’ailleurs valu un bref regain de popularité que l’on ne retrouve pas du tout cette fois-ci), il est aujourd’hui dans une position beaucoup plus faible, précisément parce que, malgré et contre l’état d’urgence et malgré et contre Daesh, la lutte des classes s’est développée en France depuis 4 mois.

Bien entendu, il essaie d’exploiter ce massacre qui tombe mal pour lui. La principale aide qu’il conviendrait de ne pas lui apporter serait d’accréditer l’idée qu’il combat Daesh et de ne pas exploiter la Bérézina de l’état d’urgence officiel que signe le massacre du 14 juillet. Le communiqué de la Commune est donc sur une orientation qui affaiblit la lutte contre ce régime et ce gouvernement, comme celui du NPA mais en bien pire.

Mais en bien pire : il y ajoute une dénonciation des ennemis à combattre, dans lesquels on ne trouvera pas Daech ni le djihadisme en général, mais au premier rang desquels figurent ceux-ci : les « racistes antimusulmans de tous bords faisant œuvre de haine contre les musulmans (ou contre ceux qui dénoncent l’islamophobie) »

Dans les « racistes antimusulmans » on peut sans doute reconnaître, en première approximation (nous y reviendrons …) le FN, encore que celui-ci est de longue date raciste anti-arabes, et non pas antimusulmans, même si pour le « raciste de base » c’est pareil.

Mais il y a cette parenthèse : amalgamés de fait au FN, sont dénoncés ceux qui (reconstituons la phrase) feraient « office de haine », cela contre qui ? Contre « ceux qui dénoncent l’islamophobie ».

Que ceci est lourd de sous-entendus ! Le ou les auteurs de ce communiqué ne peuvent pourtant pas ignorer que c’est « à gauche » et dans les rangs du mouvement ouvrier que l’on a une critique de la notion d’ « islamophobie ».

Aucune religion ne saurait avoir de droits particuliers, du point de vue de la démocratie qui est celui du prolétariat. Les persécutions contre les religions existent, par exemple du fait de Daesh et des djihadistes, et à l’encontre des musulmans en tant que musulmans les pires se produisent du fait de courants hindouistes et bouddhistes, en Inde, Bangladesh, Sri Lanka, Birmanie, Thaïlande. Ces persécutions de masse sont le dernier des soucis des organisations qui prétendent qu’en France l’islam serait persécuté. Bien entendu, en France, beaucoup de personnes musulmanes sont victimes d’actes racistes et le régime de la V° République entend encadrer l’islam, dans une logique concordataire et autoritaire non laïque (qui peut lui concéder d’ailleurs aussi des privilèges).

Ce n’est pas cela que dénonce le communiqué de la Commune. Relisons-le :

« Aussitôt [après le massacre de Nice, NDR], nous avons assisté à l’un des pires déchaînements politico médiatique qui soit et de haine contre les musulmans, dont nous épargnerons l’inventaire ici. »

Les mosquées sont-elles attaquées ? Les musulmans (dont plusieurs ont été massacrés à Nice) sont-ils victime d’une vague d’agression ? Non. Donc, quel peut bien être ce « pire déchaînement politico-médiatique  qui soit », cette pire des haines que l’on aurait vu éclater suite au massacre de Nice, qui visait, en somme, à la provoquer ?

Soit ce qui est écrit là n’a aucun sens, soit ce terrible déchaînement consiste dans le simple fait de dire que Daech est responsable de ce massacre, Daech, qui l’a revendiqué. Les plus larges masses, quant à elles, à Tunis aussi bien qu’à Paris ou à Nice, comme le traduit le message de notre camarade pakistanais Farook Tariq, en sont quant à elles tout à fait convaincues. Selon le communiqué de la Commune, c’est là un « déchaînement » de « haine » « contre les musulmans ». Notons comment cette vision absurde contribue à amalgamer « les musulmans » à Daech …

Donc, nous devons rectifier notre supposition faite ci-dessus : si toute personne qui dénonce Daech, car c’est cela qui est en cause ici, est un « raciste anti-musulman », alors ce racisme est loin de se limiter au FN (il englobe même, mais cela l’auteur de ce communiqué ne s’en est pas encore aperçu, la majorité des musulmans eux-mêmes ! ). Et tout particulièrement ceux qui sont supposés attiser la haine contre « ceux qui dénoncent l’islamophobie », c’est-à-dire les militants qui oseraient critiquer ce communiqué, ni plus ni moins : qui n’est pas d’accord avec nous est donc un raciste, CQFD.

A travers ce communiqué, une camisole de force est construite à l’encontre des militants de la Commune en tant que militants ouvriers : ils sont impuissantés pour tout combat sérieux contre l’état d’urgence, il leur est interdit de réfléchir au fascisme présent dans certains courants djihadistes, Daech en tête, car sinon ils deviennent des « racistes anti-musulmans », et ils sont invités à adopter une vision complotiste et paranoïde des derniers événements, totalement antagonique à la compréhension marxiste des événements et des taches fondées sur la reconnaissance du réel et sa discussion rationnelle.

En espérant qu’un jour prochain, et pas lointain, ils nous remercieront de notre avertissement, concluons plus généralement : tout militant attaché aux libertés démocratiques doit faire de la lutte contre Daech un thème central, et ne doit pas laisser cela à l’exécutif de la V° République.

Le 18-07-2016

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A propos aplutsoc

Arguments Pour la Lutte Sociale - Ce bulletin, ou circulaire, est rédigé par des militants pour qui le siècle commencé est gravement menacé par le capital, et pour qui la révolution prolétarienne, prise en main de leur destinée collective par les exploités et les opprimés eux-mêmes, est plus que jamais à l’ordre du jour. Il a pour but de fournir des arguments, des éléments politiques, des propositions d’action et matière à débat à toutes celles et tous ceux qui veulent ouvrir, en France et au niveau international, une issue politique aux luttes sociales qui ne cessent pas.
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Un commentaire pour A propos de certaines réactions à la suite du massacre de Nice

  1. daniel petri dit :

    Je découvre seulement maintenant cet article écrit pendant que Vincent Présumey polémiquait contre moi à coups d’injures, d’anathèmes de toutes sortes. S’il peut citer notre communiqué, c’est bien parce que je lui ai donné le lien au cours de cette polémique. En revanche, lui s’est bien gardé de faire part de cette « critique » de notre communiqué sur votre site, alors que la « confrontation » se poursuivait. Il y a répondu dans notre nos. Belle méthode de faux-jeton que voilà. « Tout sous la table » en quelque sorte. Cette polémique était en train de tourner court car je venais d’apprendre que Vincent Présumey était signataire du manifeste pour un printemps versaillais. Alors peu me chaud qu’il juge odieux ceci ou cela dans notre communiqué qui n’avait pas pour but d’analyser les faits. Tout en sachant que nous ne savons toujours pas si le tueur était lié à Daesh. Dans son logiciel vérolé, poser la question : « à qui profite les crimes ? » revient à souscrire à une vision complotistes. Or, ce militant sait bien tout ce que nous avons écrit dans notre journal sur la place et le rôle de Daesh. Puisqu’il a lui-même écrit dans La Commune et que notre site a publié plusieurs articles de Présumey. Il veut nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas avec la même application qu’il met à se faire passer pour ce qu’il n’est pas ou plus. N’étant pas musulman ou issu d’une famille musulmane, il ne sait pas ce que cela peut faire d’être stigmatisé en boucle par les médias et de petits inquisiteurs lettrés en boucle pendant 25 ans, chaque jour, depuis le jour de l’affaire du lycée de Creil. Oui, il y a des racistes de tous bords. Nous le savons depuis le jour où Mauroy stigmatisa les « grévistes islamistes » de chez Talbot, il y a 30 ans. L’islamophobie est une forme de racisme respectable et d’autant plus détestable. Il ne faudrait pas le dire ? Et, ce qui se dit sur le site « ami » de Présumey « la sociale » sur ceux qui dénoncent l’islamophobie, ne sont pas des bouffées de haine ? Et, pour « écraser Daesh », que propose-t-il ? Car ce n’est pas avec des mots que l’on combattra Daesh, pas avec des « analyses » ! Relisez vos communiqués à la suite de la tuerie de Nice : pas un mot contre les interventions de notre propre impérialisme en Syrie qui, on le sait « nourrissent » Daesh, cette créature monstrueuse de l’impérialisme ( et non d’une « religion »). Que le professeur Présumey aille donner des leçons de marxisme apprivoisé et frelaté à ses co-signataires Badinter, Sinclair, Cuvillier, Bouvet et autres du Printemps Versaillais.

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