Catalogne – décider est un droit démocratique.

Communiqué par le camarade Stefan Bekier.

Ce Manifeste a été lancé par Xosé Manuel Beiras, figure historique de la gauche indépendantiste de Galice, et d’autres dirigeants du mouvement social de l’Etat espagnol. « Nous souhaitons l’égalité de tous les peuples et nations, et que personne ne puisse avoir des privilèges au-dessus des autres ; pour cette même raison nous défendons le droit du peuple catalan à voter dans un référendum. »

Les signatures sont à envoyer à Miguel Salas, membre de la rédaction de la revue Sin Permiso http://www.sinpermiso.info/, à l’adresse mail suivante : msalasy@telefonica.net.

DECIDER EST UN DROIT DEMOCRATIQUE

NOUS SOUTENONS LE REFERENDUM EN CATALOGNE

Manifeste

en vue du référendum du 1er octobre 2017, lancé par :

 

Xosé Manuel Beiras, fondateur de Anova de Galice – Manolo Rivas, écrivain et journaliste – Jordi Cuixart, président de Omnium Cultural de Catalogne  – Maddalen Iriarte Okiñena, porte-parole de EHBildu au Parlament Basque – Teresa Rodríguez, députée au Parlament d’Andalousie – Ana Pontón Mondelo, porte-parole du Bloque Nacionalista Galego (BNG) – Adolfo Araiz Flamarike, porte-parole de EHBildu au Parlament de Navarre – Jaime Pastor Verdú, professeur de Sciences Politiques à l’UNED, éditeur de la revue Viento Sur.

 

  • La situation en Catalogne nous importe, et nous concerne tous et toutes. Un référendum est annoncé en Catalogne le 1er octobre prochain, visant à exercer un droit légitime, un droit reconnu par les Nations Unies, un droit accepté pour de nombreux peuples dans le monde, mais qui est pourtant refusé au peuple catalan et les peuples soumis à l’Etat espagnol.

 

  • Le peuple catalan a démontré – par sa tradition historique, ses mobilisations et ses revendications – qu’il est une nation et qu’il a, de ce fait, le droit de décider librement et démocratiquement de son futur et de ses relations avec les peuples qui composent aujourd’hui l’Etat espagnol.

 

  • L’exigence du droit de décider n’est dirigée contre personne. Elle n’est pas dirigée contre les classes travailleuses ni contre les territoires qui font partie du Royaume d’Espagne. C’est un signal démocratique du respect et de la solidarité entre les peuples. Opposer les peuples les uns contre les autres est la plus insolidaire des politiques.

 

  • C’est en les exerçant que l’on conquiert et l’on maintient les libertés. Le droit de grève a été conquis en faisant grève. Le suffrage universel fut une conquête démocratique qui a nécessité de nombreuses luttes et affrontements contre la légalité d’alors. Les pouvoirs actuels changent de légalité et de Constitution lorsque cela les arrange. Nous défendons le fait que le peuple catalan puisse rendre effectif son droit à l’autodétermination.

 

  • Nous n’avons aucun doute que cette majorité, qui veut décider, aurait préféré le faire d’une manière légale et accordée avec le gouvernement espagnol, mais ce dernier a refusé catégoriquement. Dialoguer et donner la parole aux citoyens est la meilleure façon de résoudre un problème politique.

 

  • Il y a dans notre pays des symptômes alarmants de dégradation des conditions démocratiques. Il y a de moins en moins de mécanismes de contrôle démocratique du pouvoir. Les élites s’enrichissent au prix de l’appauvrissement de la majorité de la population. La corruption a atteint des niveaux insupportables. On légifère en éliminant des droits, et maintenant on veut empêcher qu’un peuple puisse avoir le droit de décider de sa souveraineté.

 

  • Nous souhaitons l’égalité de tous les peuples et nations, et que personne ne puisse avoir des privilèges au-dessus des autres ; pour cette même raison nous défendons le droit du peuple catalan à voter dans un référendum. La solidarité et la fraternité s’obtiennent lorsqu’on se traite comme égaux, et en s’entraidant quand c’est nécessaire.

 

  • Le mouvement souverainiste et indépendantiste catalan est un mouvement pacifique, démocratique et républicain ayant un vaste soutien populaire, qui est né de la société civile et qui a englobé les organisations politiques et sociales. C’est aussi un mouvement social qui demande des changements en faveur de la population la plus touchée par la crise. Pour cette raison, c’est un allié de tous les peuples d’Espagne et de ceux qui luttent pour changer les politiques du Parti Populaire (PP) et du gouvernement Rajoy.

 

  • Nous nous opposons, et nous nous opposerons, à tout type de répression judiciaire ou policière que le gouvernement espagnol pourrait exercer à l’encontre de ceux qui exercent leurs droits démocratiques, ainsi que contre les représentant-e-s et les institutions légitimement élu-e-s par le peuple catalan.

 

  • Nous tous qui signons ce manifeste, indépendamment des options politiques de chacun, nous nous sentons concernés par le droit à décider du peuple catalan, et nous encourageons à la plus grande mobilisation et participation dans le référendum, pour que soit connue et respectée la volonté majoritaire.

 (Traduit du castillan par Stefan Bekier)

Les signatures et soutiens peuvent être envoyés à Miguel Salas, membre de la rédaction de la revue SinPermiso http://www.sinpermiso.info/, à l’adresse mail : msalasy@telefonica.net.

Tous les signataires sont visibles sur le site du manifeste https://manifiesto1octubre.org/, dont les soutiens internationaux :

BRESIL: Comité exécutif du PSOL ; Luciana Genro – ex-députée nationale et candidate du PSOL à la présidence du pays ; Pedro Ruas, député  de l’état Rio Grande do Sul ; Roberto Robaina, Fernanda Melchiona et Alex Fraga – élus de Porto Alegre ; Eleomar Coelho – député de Rio de Janeiro ; David Miranda – élu de Rio de Janeiro. FRANCE : Avec le soutien d’Ensemble! – Mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire ; EQUATEUR : Nidia Arrobo Rodas, présidente de la Fondation Pueblo Indio. VENEZUELA : Marea Socialista  ; Elizabeth Rivera – Université centrale du Vénézuéla UCV-USB ; ETATS-UNIS : Margaret Guttshall, National Workers Union / UAW ; Green Party of Michigan

oOo

 

Premiers signataires :

Xosé Manuel Beiras, fundador de Anova // Manolo Rivas, escritor y periodista // Jordi Cuixart, presidente de Omnium Cultural // Maddalen Iriarte Okiñena, portavoz EHBildu en el Parlamento Vasco // Teresa Rodríguez, diputada Parlamento Andalucía // Ana Pontón Mondelo, portavoz del Bloque Nacionalista Galego (BNG) // Adolfo Araiz Flamarike, portavoz EHBildu en el Parlamento Navarra // Jaime Pastor Verdú, profesor de Ciencia Política de la UNED, editor de la revista Viento Sur.

MADRID

Miguel Urban, eurodiputado de Podemos // Rommy Arce Legua, concejal Ayuntamiento de Madrid por Ahora Madrid // Carmen San José Pérez, diputada de Podemos en la Asamblea de Madrid // Raúl Camargo Fernández, diputado de Podemos en la Asamblea de Madrid // Ramón Cotarelo, catedrático emérito de Ciencia Política de la UNED // Alfonso Sastre, escritor // Eva Sastre Forest, editora // ;anuel Garí, economista y miembro de Anticapitalistas // Carlos Girbau, activista social, de la Fundación Andreu Nin // Cari Baena, profesora de la Escuela Oficial de Idiomas // Víctor García, ex trabajador del metal // Rubén Iglesias García, concejal del ayuntamiento de Ciempozuelos // Mercedes Fernández, periodista.

ANDALUCÍA

Diego Cañamero, CUT, diputado por Jaén en el Congreso // Juan Manuel Sánchez Gordillo, alcalde de Marinaleda // María del Carmen García Bueno, Diputada Parlamento Andaluz. Podemos Andalucía // Jesús Romero Sánchez, diputado en el Parlamento de Andalucía // Isidoro Moreno, antropólogo, catedrático emérito Universidad de Sevilla, miembro de Asamblea de Andalucía // Manuel Delgado Cabeza, economista, catedrático de la Universidad de Sevilla // Leandro del Moral, geógrafo, catedrático de la Universidad de Sevilla // Emma Martín, catedrática de la Universidad de Sevilla // Pablo Palenzuela, catedrático de la Universidad de Sevilla // Benito Zambrano, director de cine // Pura Sánchez, profesora de Instituto jubilada, feminista y miembro de Asamblea de Andalucía // Antonio Manuel Rodríguez, profesor de Derecho de la Universidad de Córdoba // Jose Mª Manjavacas, profesor de la Universidad de Córdoba // Gonzalo Sánchez, primer presidente del SOC (Sindicato de Obreros del Campo de Andalucía) // Demetrio Enrique Brisset, catedrático emérito de Antropología de la Universidad de Málaga // Antonio Sánchez Morilla, fundador del SOC (Sindicato de Obreros del Campo de Andalucía), miembro de Asamblea de Andalucía // Juan Manuel Rufo, concejal en Aracena (Huelva) de la Agrupación de Electores Aracena Puede y secretario de Podemos en Aracena // Zoe Arcanio, consejera Podemos Andalucía. Responsable del Área de Mundo del Trabajo // Álvaro García Mancheño, teniente de alcalde de Pedrera // José Antonio Mesa Mora, CUT // Jesús Rodríguez, diputado por Podemos en Parlamento de Andalucía.

GALIZA

Compa Campoi, profesora // Paulo Carril, Secretario General de la CIG (Confederación Intersindical Galega) // Miguel Anxo Fernán Vello, diputado por Lugo, En Marea // Marta Lois, concejala de Compostela Aberta // Ana Miranda Paz, representante del BNG en el Parlamento Europeo // Martiño Noriega, alcalde de Santiago de Compostela // Paula Quinteiro Araujo, Diputada de En Marea en el Parlamento de Galiza // Victor Sampedro Blanco, catedrático // Anton Sánchez García, Portavoz Nacional de Anova y Voceportavoz de En Marea en el Parlamento de Galiza // Jorge Suárez, alcalde de Ferrol.

EUSKAL HERRIA

Ramón Zallo Elguezabal, catedrático Comunicación UPV-EHV // Martxelo Otamendi, director de Berria (antes Egunkaria) // Josu Estarrona, diputado de EH-Bildu por Araba // Sandra Llano, Alternativa-EH Bildu // María Luisa Sánchez, portavoz movimiento antiincineración en Guipuzkoa // Rubén Belandia Fradejas, concejal en Leioa por Leioa Esnatu // Petxo Idoiaga, catedrático UPV/EHU // Jesús Uzkudun, sindicalista de CCOO y portavoz de la Asociación de Víctimas del Amianto // Joxe Iriarte «BIKILA» de Alternativa-EH BILDU // Jose Angel Menocal Gandiaga, militante de CCOO // Mikel Izagirre Rekondo, concejal de EH BILDU de Urnieta, ExAlcalde // Luis Ángel Sánchez de Lachina, concejal ayuntamiento Galdakao (Bizkaia) por la candidatura Galdakao Orain // Igor Urizar Murgoitio, concejal en el Ayuntamiento de Arrasate por parte del Grupo Municipal Baleike, militante de Antikapitalistak // Mario Zubiaga, profesor de la UPV-EHU y miembro de Gure Esku Dago // Txema Ramírez de la Piscina, profesor de Periodismo. Facultad de Ciencias Sociales y de la Comunicación de la UPV/EHU // Ana Basaldua Gaminde, jubilada // Josu Barandika Zubiaga, jubilado // Juan Hernández Zubizarreta, profesor de la Universidad del País Vasco // Josu Egireun, redacción Viento Sur // Jesús María Barrutia, activista social // Juan Carlos Miguel de Bustos, Facultad Comunicación UPV-EHU // Luis Muñumer, sindicalista de CCOO // Julián Feo González, sindicalista de CCOO // Baleren Bakaikoa Azurmendi, Profesor de la UPV/EHU // Laura Pérez Ruano, parlamentaria foral de Podemos-Ahal Dugu // Bakartxo Ruiz Jaso, parlamentaria foral EHBildu.

EXTREMADURA

Fernando González Rendo, concejal de Mérida Participa // Obed Arnaldo Santos Pascua, diputado de Podemos Extremadura y militante de Anticapitalistas // Fernando González Rendo, concejal de Mérida Participa.

CANARIAS

Domingo Méndez Rodríguez, del Consejo Ciudadano Autonómico de Podemos Canarias // Francisco López Peña, concejal de Teror sí se puede. Teror, Gran Canaria. // Esther González Santana, concejal de Telde, Gran Canaria // María Pilar Villarmin Chamorro, concejal del ayuntamiento de Tegueste (Tenerife).

MURCIA

Pedro Luis López Sánchez, secretario de Sociedad Civil y Movimientos Sociales de Podemos Región de Murcia.

CASTILLA Y LEÓN

Adela Pascual Álvarez, procuradora en la Cortes de Castilla y León del Grupo Parlamentario Podemos.

ASTURIAS

Vanesa Llaneza Carrasco, concejala de Empleo, Comercio y Desarrollo Industrial en el Ayuntamiento de Langreo (Asturias).

CASTILLA – LA MANCHA

David Llorente, diputado y portavoz de Podemos en las Cortes de Castilla-La Mancha // Luís Ángel Aguilar Montero, Podemos Albacete.

ARAGÓN

Adolfo Allué Blasco, miembro Comisión Garantías de Aragón Podemos.

COMUNIDAD VALENCIANA

Daniel Geffner, médico, diputado en les Corts por Podemos.

BALEARES

Laura Camargo, diputada de Podemos en el Parlament de Baleares.

CATALUNYA

Dolors Sabater Puig, alcaldesa de Badalona // Jordi Sànchez Picanyol, presidente ANC // Marta Rovira, secretaria general de ERC // Gerardo Pisarello Prados, Bcn en Comú // Joan Tardà, portavoz de ERC en el Congreso // Jaume Asens Llodrà, concejal Ajuntamiento, Barcelona en Comú // Montserrat Vilà Planas, activista contra la violència de genero // Chakir el Homrani, diputado de ERC en el Parlament // Sònia Farré Fidalgo, diputada de En Comú Podem en el Congreso // David Companyon Costa, ex-diputado ICV-EUiA // Daniel Raventós Pañella, editor de Sin Permiso // Joan Giner Miguelez, diputado Parlament // Anna Rius Ulldemolins, regidora de Terrassa en Comú // Arnal Ballester Arbonés, dibujante, miembro de Catalunya en Comú //Mercedes Fernández Gálvez, advocada feminista // Frederic Prieto Caballé, ex alcalde de Cornellà // Jaume Botey Vallès, presidente Cristianisme Segle XXI // Josep Sementé Moyà, activista social, Tarragona // Ramón Font Herrera, regidor a l’Ajuntament de Valls per Compromís per Valls-ICV-EUiA-EPM // Jordi Serrano Blanquer, historiador // Hakima Aboun, activista social de Vilaseca (Tarragona) // Francesc Matas Salla, L’Aurora, miembro Catalunya en Comú // Francesc Magrinyà Torner, profesor de Urbanismo de la UPC // Pau Gálvez, sindicalista de CCOO y activista LGTBI // Enver Aznar Méndez, regidor a Vilanova i la Geltrú per SOM VNG // Carme Sansa i Albert, actriz // Enric Majó, actor // Lali Barenys, actriz y gestora cultural // Pello Erdociain, Fundació Andreu Nin // Eugeni Rodríguez, LGTBI // Adelina Escandell, Fundació L’Alternativa // Laia Facet, militant d’Anticapitalistes // Miguel Salas Yebra, revista Sin Permiso.

 

SOUTIENS INTERNATIONAUX

ARGENTINA: Alejandro Bodart, sec. General MST, Diputado CABA (MC) // Vilma Ripoll, dirigente MST, Diputada CABA (MC) // Pablo Micheli, secretario general nacional de la Central de Trabajadores Argentinos (CTAA) // Héctor Bidonde – Actor y Director de Teatro – Diputado CABA (MC) // Guillermo Pacagnini, secretario General de CICOP (Salud Pcia. de Bs As) y directivo nacional de Fesprosa y CTA // Orlando Restivo, secretario Relaciones Institucionales e Internacionales de CICOP // Francisco Torres, secretario Gremial de la Federación Nacional Docente-CTA // Eduardo Bunster, deleg. gral. ATE ENRE // Juan Bonatto, sec. de DDHH, AJB, Asociación Judicial Bonaerense La Plata // Clarisa Alberstein, secretaria de Organización y Estela Di Cola, Secretaria de DDHH CTA Autónoma de Tucumán // Cecilia Gómez, secretaria de Interior y Sergio Ballesteros Secretario de Cultura de CTA Autónoma Salta // Roxana Trejo, secretaria Adjunta y Gustavo Coria, Secretario de Prensa y Difusión de la CTA Autónoma Santiago del Estero // Claudio Mora, sec. gral. CTA San Fernando // Silvio León, sec. gral. CTA San Isidro //Emilio Poliak, congresal de ADOSAC Río Gallegos y Secretario de Organización de la CTA Autónoma de Santa Cruz // Angel Paliza, comisión Directiva de ADIUNT en la CONADUH, Tucumán // Lucia Sandobal, secretaria Adjunta de APUNP, Universidad Nacional de la Patagonia // Olga Villarreal, secretaria de Formación Política y Sindical y Diana Thom, Secretaria de Promoción Social y Turismo SUTEBA Quilmes // Gabriel Geist, congresal de AGMER, Entre Ríos // Luis Meiners, delegado AGMER Paraná // Germán Gómez y María Damasseno, congresales SUTEBA San Isidro // Carlos Guanciarossa, secretario de Prensa Centro de Jubilados ATE Pcia. Buenos Aires y Secretario General Agrupación Mosconi/FETERA // Leonardo Rivero, congresal de ATE Jujuy CTA Autónoma // Betina Rivero, congresal de ATE Palpalá y CTA Autónoma de Jujuy // Raúl Benavidez, delegado ATE Hospital Eva Perón // Chelo Fernández, delegado de Acindar Navarro // Paulo Vasallo y Alejandro Parlante, delegados municipales de Rosario // Mario Silva, delegado del SMATA de Salta // Jorge Núñez, delegado de ATE PAMI // Pablo Lopardo, dirigente de  Alternativa Estatal de Moreno // Raúl Gómez, sec. General Adjunto CTA Autonoma Provincia de Córdoba // Gastón Vacchiani sec. General Unión de los Trabajadores de la Salud Córdoba // Luciana Echevarría, legisladora Provincial (M.C.), Córdoba // Verónica O’kelly, sec. Gremial CTA A Capital, Córdoba // Lucrecia Cocha, delegada Departamental UEPC, Córdoba // Sofía Aún, sec. Gremial Unión de Trabajadores de la Salud, Córdoba // Lucia Caiso, delegada ATE Conicet Córdoba // Matias Dreizik, sec. Asuntos Estudiantiles Facultad de Psicología Universidad de Córdoba // Marilyn Alaniz, consejera Directiva Facultad de Comunicación Universidad de Córdoba // Carolina Ocar, sec de Comunicación y Difusión CTA-A Nacional // Claudia Torcomian, decana Facultad de Psicología Universidad Nacional de Córdoba // Patricia Altamirano, consiliaria Superior Universidad Nacional de Córdoba // Eugenia Aravena, secretaria General AMMAR Córdoba // Fabio Peñalva, delegado General Adjunto Junta Interna ATE- INDEC // Pablo Carrizo, concejal Ciudad de Rio Cuarto. Córdoba // Eduardo Zwick, delegado Gremial. SUOEM Córdoba // Martín Alvarez, delegado Gremial SUTEP. Córdoba // Ramón Acosta (Sec.Adj.) Juan Pérez (Tesorero) y Comisión Interna Molinos Río de la Plata. Seccional capital y suburbios de la UOMA (Unión Obrera Molinera Argentina) // Cesar Latorre (Deleg.Gral.), Iris González (Subdeleg.), Marcos DugrósMarcela LaperneClaudia FernándezAlcira JuárezJuan PonceGustavo PérezWashington Lacerda y Diana Tocci (Comisión Interna). Hospital Italiano. // Cristian Jurado (Deleg.). Asociación docente Ademys. // Gabriela Vallejo(Sec.Gral.). Centro de Estudiantes del Joaquín V. González. // Florencia Salgueiro (Deleg.). ATE-INTI // Vanesa Gagliardi, secretaria Gremial – ADEMYS – Docentes de CABA // Mariano Rosa, soordinador Nacional Juventud Socialista – MST en Izquierda al Frente // Orlando Restivo, secretario de Asuntos Institucionales e Internacionales CICOP // Mariano Veiga, secretario Gremial AGIHM // Eduardo Bunster, delegado general Junta Interna ATE – ENRE // Edgardo Castro, delegado general Junta Interna ATE – Subsecretaría de Trabajo CABA // Rodrigo Barbeito, delegado Gremial Junta Interna ATE – SMN // Ingrid Urrutia, delegada de Género y DD.HH. Junta Interna ATE – INCAA // Andrea Ramírez, delegada SUTECBA Hospital Ramos Mejía //Maximiliano Bares Fara, delegado ATE – HAC / IOSFA // Julia Saavedra, delegada AEJBA // Leonardo Nicolás Rando, delegado ATE – Ministerio de Cultura de la Nación // Alicia Flores, delegada ATE – Hospital Francés nacionalizado en PAMI // Marta García, delegada ATE – Hospital de Quemados // Juan Francisco Staiano, consejero Directivo – Filosofía y Letras (UBA) //Juan Macías, delegado de la Federación Universitaria de Buenos Aires // Fernando Pita, cuerpo de Delegados AGD-UBA (Docentes Universitarios) // Lucía Hellín, comisión Directiva AGD-UBA Filosofía y Letras (Docentes Universitarios) // Alberto Sava, coordinador del Frente de Artistas del Hospital Borda // Antonio Célico, rector de la Escuela Metropolitana de Arte Dramático // Nicolás Wieczorko, presidente del Centro de Estudiantes de Filosofía y Letras (UBA) // María Grassi, consejera Directiva Estudiantil- Instituto Superior Joaquín V. González CABA // María Marta Lopes, consejera Graduada – Instituto Superior Joaquín V. González CABA // Giselle Santana – Secretaria General CTA Regional Norte // Marcelo Isleño, delegado ATE – INTI //Gustavo Isleño, delegado ATE – INTI // Alejandro Sirota, delegado ATE – INTI // Nestor Escudero, delegado ATE – INTI // Francisco Dollman, delegado ATE – INTI // Florencia Salgueiro, delegada ATE – INTI // Hernán Ricardo Bruno, delegado ATE- CNEA // Pablo Krahulec, secretario General Unter Cipolletti Río Negro // Celeste Fierro, secretaria de DDHH de Centro de Estudiantes de Cs de la Educación y Psicología UNCo  // Martín Carcione, vicepresidente Centro de Estudiantes de Humanidades UNCo. // Andrea Lanzette, secretaria General Adjunta CTA Lanús // Fernando Sacarelo, revisor de Cuentas CTA Lanús // Roxana Szyszko, secretaria de Prensa y Difusión ATE Lanús // Alejandro Zarauza, delegado docente SUTEBA Lanús // Lionel del Horno, delegado docente SUTEBA Lanús // Evelina Naviera, delegada docente SUTEBA y responsable Campaña por el Derecho al Aborto Lanús // María Polizzoto, delegada docente SUTEBA Lanús // Alicia Ruviria, delegada docente SUTEBA Lanús // María Julia Ramírez, delegada docente SUTEBA Lanús // Claudia Ghergo, delegada docente SUTEBA Lomas de Zamora // Alejandra Ruz, Agrupación Bordo de Sanidad – Dupuytren // Francisco Caballero, Referente de la  Casa Agustín Tosco, Lanús // Sergio García, Directivo CTA Capital. Director Revista Nueva Izquierda Bielorusia y Este Europeo Anatoly Matveenko (SMOТ, Bielorrusia) // Kazimir Baranovsky (Sindicato independiente de los petroleros, Bielorrusia) // Aleksey Murashko(Sindicato independiente de los mineros, Bielorrusia) // Oleg Stahaevich (Sindicato independiente ‘Granit’) // Roman Yaroshenya (Sindicato independiente de Bielorrusia) // Maxím Latur(Partido verde, Bielorrusia) // Pavlyuk Konovalchik (Rojo el orden) // Denis Pilash (Movimiento Social, Ucrania) // Vladímir Artyuh (Movimiento Social, Hungría) // Vladímir Plotnikov(Movimiento Socialista de Russia) // Sagit Baytenov (Unión obreros de Kazajistán) BRASIL: PSOL, Comité Ejecutivo. // Luciana Genro, ex diputada nacional y candidata a presidenta por el PSOL en 2014 // Pedro Ruas, diputado por Rio Grande do Sul // Roberto Robaina, Fernanda Melchiona y Alex Fraga, vereadores de Porto Alegre // Eleomar Coelho, diputado de Rio de Janeiro // David Miranda, vereador de Rio de Janeiro // FRANCIA: Con el apoyo de Ensemble! – Movimento por una Alternativa de Izquierda, Ecológica y Solidaria // ECUADOR: // Nidia Arrobo Rodas, presidenta de la Fundación Pueblo Indio // VENEZUELA: Marea Socialista // Elizabeth Rivera Ura UCV-USB (Universidad Central de Venezuela) // ESTADOS UNIDOS:Margaret Guttshall, National Writers Union/UAW; // Green Party of Michigan

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Billet du 24 septembre 2017 : le « déferlement du peuple » …

Admettons que ce qui devait être le « déferlement du peuple » a réuni 150.000 personnes comme le disent les organisateurs. C’est là une force considérable, motivée, qui en ce jour n’aura servi à rien, pas par sa faute mais bien entendu par celle de ses dirigeants.

Qu’il y ait eu 150.000 participants prouve qu’un appel unitaire à manifester à l’Élysée lancé à l’avance pour le moment de l’adoption des ordonnances aurait réuni le million. Ce million auquel J.L. Mélenchon vient, ironie de son propre discours mais qui lui échappe, d’appeler en disant qu’il faudrait être « avec les syndicats » « un million aux Champs Élysée« . Hé oui, c’est avec les syndicats, c’est avec la réalisation de l’unité contre Macron, de toutes les forces issues de la gauche et du mouvement ouvrier, que le million, que la victoire sont possibles.

La « construction d’un peuple » n’a pas de base sociale, la seule base de masse sur laquelle J.L. Mélenchon peut s’appuyer, bien qu’il ait fait les plus grands efforts pour s’en dégager, c’est le salariat, le « peuple de gauche », la jeunesse. Qui a malgré lui réalisé une manifestation de 150.000 pour rien, en l’absence d’alternative. Manifestation certes importante, mais qui ne constitue en rien l’avant-garde ni le fer de lance, ni le centre, du mouvement social général qui se cherche.

Bon, c’est bien, il y a eu 150.000 (admettons ce chiffre, d’autres diront 50.000, peu importe …) pour réaliser ce qui fut de facto non un « déferlement des gens » mais une recherche de l’unité dans l’action de classe pour gagner, malgré les organisateurs.

Donc, on passe à l’ordre du jour, et vite s’il vous plaît car on a assez perdu de temps ; il devient urgent d’organiser le soutien à l’événement politique de la lutte des classes que les médias ont passé sous silence en mettant en avant le supposé « déferlement du peuple » de ce jour : la grève unie FO/CGT des Transports routiers contre les ordonnances Macron.

* * *

 Sinon le Grand Phi s’est prononcé contre l’auto-détermination catalane, lui qui veut par ailleurs dépecer l’Ukraine : https://www.youtube.com/watch?v=MLH7gZJcBsw&feature=share

… et comme vous l’aurez constaté si vous avez cliqué le lien ne fonctionne plus : à la date du 1° octobre, avec des centaines de blessés en Catalogne, JL Mélenchon s’est démarqué de la répression et la vidée n’est plus visible. Sauf qu’elle avait été sauvegardée … par le candidat d’extrême-droite F. Asselineau (en début de vidéo) : https://www.youtube.com/watch?time_continue=260&v=IlpzwCO7hXQ

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Catalogne : non au coup de force de la monarchie espagnole !

Ce mercredi matin, la confrontation entre l’État monarchique post-franquiste et la nation catalane a monté d’un cran. Le pouvoir central a lancé la police militaire et la guardia civil dans une série de perquisitions sur les bureaux des instances régionales de Catalogne. Il a même procédé à une arrestation, celle du secrétaire général de la vice-présidence de Catalogne, et a saisi dans une entreprise de distribution 45,000 convocations d’assesseurs pour la tenue du scrutin d’auto-détermination du 1er octobre prochain.

  • Le droit démocratique à l’auto-détermination ne saurait être ainsi bafoué !
  • Halte aux perquisitions, aux arrestations et aux entraves du scrutin !
  • Police et armée espagnoles hors de Catalogne !

Cette agression du pouvoir monarchique est aussi une agression contre les droits démocratiques de tous les peuples de la péninsule ibérique.

 

Communiqué unitaire d’organisations politiques ouvrières, de gauche et catalanes des Pyrénées orientales  CUP, ERC, PCF, EELV, NPA, MJC, MJS :
Ce mercredi 20 septembre de nombreuses forces de la police militaire espagnole et de la Guardia Civil ont investi 4 ministères et 4 organismes importants de la Generalitat de Catalunya à Barcelone (finances, affaires sociales, télécommunication, affaires extérieures…), chassé des ministres de leurs bureaux, détenu ou retenu de nombreux hauts fonctionnaires de ces ministères, saisi des ordinateurs et des documents, filtré toute circulation dans les avenues où se trouvent ces bureaux. Le domaine « .cat » et une entreprise privée allemande ont aussi été investies par les militaires espagnols. Cela s’ajoute aux journalistes, maires, députés et autres membres du gouvernement catalan cités à comparaître, sur écoute ou fliqués, aux imprimeries et autres entreprises postales fouillées et saisies. Tout ça pour empêcher un référendum démocratiquement décidé par le parlement catalan et par 70% au moins des habitantes et habitants qui vivent sur le principat de Catalunya et ce indépendamment de leur position sur l’Indépendance. Pour la CUP, l’ERC, le PCF, EELV, le NPA, le MJC, la MJS des Pyrénées Orientales, historiquement liés aux démocrates et républicains espagnols et catalans, ces dérives antidémocratiques qui rappellent les pires heures du franquisme sont inacceptables.

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Arguments pour la lutte sociale – Numéro 80 du 17 septembre 2017

Le numéro 80 au format PDF

Sommaire :

  • Éditorial du 17 septembre 2017 – Poussons et unissons !
  • Documents : L’appel de la Fédération FO Transports et Logistique ; Lettre ouverte du Front social
  • Une République catalane ne saurait nous effrayer !
  • Mais bien sûr qu’il faut défendre les Rohingya !
  • Où va « la Sociale » ?
  • Nos publications depuis le numéro 79…
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Éditorial du 17 septembre 2017 – Poussons et unissons

Une poussée : ainsi pourrait-on nommer ce qui est en train de se produire. Une poussée de lutte sociale, visant à assimiler et rattraper les défaites de la dernière période. Faite de différentes composantes qui cherchent et chercheront forcément à se rejoindre : grèves et conflits d’un niveau réel toujours élevé dans les entreprises et le secteur tertiaire, action des militants syndicaux pour s’unir et affronter Macron, indignation devant la liquidation des personnes affectées aux contrats aidés, maturation et réflexion des fonctionnaires constatant qu’ils sont et seront la cible de ce gouvernement.

La poussée a accompli une première victoire contre les obstacles mis sur son chemin, et c’est pour cela que, malgré le contre-feu médiatique qui, sur le 12 septembre, a atteint le niveau du mensonge, elle est plus visible à présent. Cette première victoire fut donc ce 12 septembre où FO ne devait pas être, et où FO fut présente, sans Mailly, mais à une échelle qui permet de dire que la confédération FO était là.

A partir de là des vannes commencent à s’ouvrir, certes trop lentement, car, répétons-le, si les directions confédérales nationales avaient quitté la pseudo concertation et appelé à la grève et à la centralisation nationale de la lutte au moment du conseil des ministres qui doit adopter les ordonnances Macron, alors la poussée qui s’effectue à présent ne serait pas une poussée, ce serait une marée. Mais les vannes commencent à s’ouvrir.

La confédération CGT a appelé au jeudi 21, veille de ce conseil des ministres que l’exécutif a d’ailleurs déplacé de la date habituelle du mercredi au vendredi 22. Dans toute la France, les manifestations vont converger vers les préfectures et sous-préfectures, contre l’exécutif, pour lui signifier la vraie revendication qu’on aimerait bien entendre Mailly, mais aussi Martinez, formuler explicitement : retrait des ordonnances Macron et abrogation de la loi El Khomri.

Les Fédérations FO et CGT des Transports ont ensemble appelé à la grève reconductible avec blocages de dépôts de carburant à compter du lundi 25, c’est-à-dire la semaine qui suit l’adoption des ordonnances en conseil des ministres.

FO Transports et Logistique appelle à rejoindre la manifestation parisienne du 21 septembre sur les mots d’ordre : Abrogation de la loi El Khomri, retrait des ordonnances Macron, ni 49-3 ni ordonnances, droits collectifs !

Le secteur Routes de la Fédération CFDT Transports et Environnement dénonce le « typhon social dans les transports » des ordonnances Macron qui conduisent à la « mort du contrat de travail » et appelle à une journée d’action, avec la CFTC, le lundi 18, ce qui augure de la réalisation de l’unité de toutes les fédérations dans les transports contre les ordonnances.

En outre, l’ensemble des Fédérations de fonctionnaires, réunies par la FSU, appellent à la grève le 10 octobre, et une action unitaire de toutes les organisations de retraités (sauf CFDT et UNSA) est annoncée de longue date pour le jeudi 28 septembre.

Assurément, tout cela peut conduire à la dispersion et la question posée est de plus en plus celle d’un véritable tous ensemble, de tous les secteurs, c’est-à-dire l’affrontement global du salariat avec le pouvoir exécutif patronal.

Le regroupement « Front social » a adressé, le 12 septembre, une lettre ouverte aux « syndicats, associations, fronts de lutte et formations politiques » qui pose la question de l’unité, de la grève tous ensemble.

Dans les nombreuses dates annoncées, il y a celle du « rassemblement populaire » de la FI le samedi 23 septembre. Ses organisateurs entendent bien donner à ce rassemblement un caractère différent de toutes les actions de classe et combats syndicaux. Son mot d’ordre n’est pas le retrait des ordonnances mais la dénonciation du « coup d’État social » afin de présenter la FI et son Chef comme seules alternatives. Ce pourquoi il s’est inscrit de fait contre le 12 septembre et la poussée vers l’unité dans l’action de classe. Cependant, cette poussée est là et malgré sa volonté affichée de « construire un peuple » à sa convenance, unissant patronat productif et salariat contre la seule «oligarchie », et même si la base « insoumise » est assez largement acquise à cette idéologie avec tous les risques qu’elle comporte, J.L. Mélenchon n’a aucune base sociale large en dehors de celle qui est issue de la gauche et du mouvement ouvrier. Nul doute que des milliers des travailleurs et de militants vont donc aussi s’emparer du 23 septembre, comme ils s’emparent déjà de la Fête de l’Huma, pour signifier leur volonté de généralisation et d’union du combat contre Macron et les patrons.

D’ores et déjà en effet, cette opération politique est surplombée par l’appel des Fédérations FO et CGT des Transports.

Les routiers vont s’engager dans une grève que les fédérations n’appellent pas « reconductible », mais « illimitée », pour le retrait des ordonnances.

Voila le vrai événement politique. Il appartient maintenant aux militants ouvriers de pousser, et d’ordonner autour de la solidarité avec les Transports, et de mettre en discussion, rapidement et partout, la réalisation du Tous ensemble.

Et comme le Tous ensemble pose forcément la question du renversement du pouvoir en place, et que la FI n’est pas « le » débouché politique mais l’obstacle à la construction démocratique d’un tel débouché, alors cette tache politique de fédérer pour dégager une alternative à Macron s’impose d’autant plus.

Documents :

L’appel de la Fédération FO Transports et Logistique.

La Fédération Nationale des Transports et de la Logistique FO/uncp appelle à la Grève Illimitée les salariés des entreprises de Transports Routier.

Pour l’Abrogation de la loi El Khomri, Contre les Ordonnances Macron qui Flexibilisent et Précarisent aux maximum les salariés.

Précarisation de contrat de Travail !

Barémisation aux Prud’hommes !

Droit à l’erreur pour les patrons, pas pour les salariés !

Rupture conventionnelle collective.

Inversion de la hiérarchie des normes, avec des accords d’entreprise qui impacteront la feuille de paie sur le travail de nuit, la prime d’ancienneté…

Facilitation des Licenciements Economiques.

Dans 80% des entreprises du TRM (TPE/PME) la Flexibilité sans aucune Sécurité qui engendrera de la sous-traitance en cascade et du dumping-social Franco-Français, avec un impact certain pour les salariés des grands groupes aussi.

Atteintes aux Institutions Représentatives du Personnel.

Contrat de Chantier.

Mais aussi, la FNTL FO/uncp demande :

La Création d’un véritable Permis Professionnel.

Que le TRM (Transport Routier et Maritime) ne soit pas exclu de la Directive des Travailleurs Détachés.

Que le Cabotage soit mieux contrôlé, car à ce jour la France fait moins de 1% alors qu’elle devrait être à 3%.

Pour le respect de l’accord sur les Congès de Fin d’Activité, car le procès URSSAF CFA est toujours en cours

Notre combat continue pour obtenir :

L’Abrogation de la loi El Khomri.

Le Retrait des Ordonnances Macron.

Une Véritable Reconnaissance Professionnelle.

Le Respect des salariés Français du TRM.

Lettre ouverte du Front social :

Amis et camarades,

Comme vous, nous constatons que le programme de Macron n’épargne personne, des étudiants aux retraités, des jeunes bénéficiant de contrats aidés aux assurés sociaux, des chômeurs aux locataires, des salariés à toute la population. Ce ne sont pas des « réformes » mais une contre-révolution libérale..

  • De toute urgence, nous voulons avec vous lever les obstacles à la mobilisation :
    d’un côté les mesures dévoilées chaque jour globalisent une offensive contre toutes et tous, de l’autre les dates de l’agenda de ripostes organisent leur dispersion.

  • d’un côté un besoin de résister et une aspiration unitaire s’expriment en de nombreux endroits, de l’autre des prévisions de cortèges et d’actions semblent s’ignorer, voire se concurrencer.

Nous ne nous pouvons pas nous permettre le luxe d’une défaite. L’offensive de Macron est bien trop dangereuse et touche à l’essentiel.

La manifestation du 12 septembre, formidable encouragement, appelle une suite à la hauteur.

Mais la suite, pour l’heure ?

  • le 21, journée interprofessionnelle avancée par la CGT ;
  • le 22, adoption des ordonnances Macron ;
  • le 23, manifestations de la France Insoumise et/ou de la CGT pour la paix ;
  • le 25, début de la grève à l’appel des Fédérations de Transport CGT et FO ;
  • le 26, journée nationale pour la défense des hôpitaux psychiatriques
  • le 28, les retraités puis le 10 octobre, la fonction publique, le 13 octobre, la métallurgie…

Les voilà bien, les raisons de notre appel !

Toutes et tous, nous devons nous mettre autour d’une table pour définir ensemble une feuille de route, un plan de luttes, de grèves, de manifestations et des revendications communes, qui, en plus du retrait des ordonnances, permettent d’associer toutes les catégories professionnelles, la jeunesse, les précaires, les chômeurs, les retraités.

Embauches massives, hausse importante des salaires, développement des services publics et de la Sécurité sociale, c’est sur cette base commune que toute la population peut être entraînée dans la lutte pour envoyer aux oubliettes les projets de Macron.

S’unir pour ne plus subir, tout bloquer pour gagner, ce message du Front Social, nous allons le porter lors des échéances déjà décidées : nous appelons à réussir la journée du 21 septembre, veille de l’adoption des ordonnances. Par les manifestations, les grèves, le 21 doit peser de toutes nos forces.

Le 23 septembre, le Front Social portera aux manifestants de la France Insoumise la proposition unitaire de la convergence des luttes pour gagner. Le 25 septembre, la grève des fédérations de Transports CGT et FO fait surgir le besoin de mouvements qui bloquent l’économie, autour desquels la solidarité de tous doit s’exprimer.

Ne nous dispersons pas ! Si le but est bien de construire un mouvement pour gagner, alors l’unité d’action doit l’emporter sur la dispersion qui conduit à la défaite. Tout est encore possible, et la bouffée d’oxygène du 12 septembre nous fonde à espérer l’élan unitaire de toutes et tous.
Soyons à la hauteur des enjeux, rencontrons-nous sans délai ni préalable. La résistance victorieuse au désastre social organisé par Macron est à ce prix, à la portée de toutes et tous.

S’unir pour ne plus subir – Front Social, le 12 septembre 2017

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Où va « la Sociale » ?

La « Sociale » est le site de Denis Collin, professeur de philosophie, et de Jacques Cotta, documentariste. Il nous est arrivé d’y collaborer. Depuis ce printemps, après avoir beaucoup critiqué J.L. Mélenchon, les animateurs de ce site en sont devenus des thuriféraires de plus en plus exaltés et ont rompu avec la recherche de la discussion démocratique avec quiconque n’est pas d’accord avec eux.

La pire expression de cette dérive, de la part de Denis Collin, a été la tentative de retirer du net la vidéo d’une conférence de notre camarade Vincent Présumey sur la révolution allemande tenue à l’Université populaire d’Evreux alors qu’elle dépassait les 2000 vues. Qui ne fait pas sa prière pour Jean-Luc doit être puni, et Rosa Luxemburg et Paul Lévi avec lui !

Depuis, Denis Collin pond.

Il pond, pour en nourrir la France insoumise, la notion de « stratégie théologico-politique de l’islam » (article du 21 août), maintenant envisagé par lui comme une essence globale, menaçant « les sociétés libérales pluralistes qui sont les nôtres », sans plus le différencier de l’islamisme.

Il pond un argumentaire pseudo-philosophique pour étayer le culte du Chef, et là, qu’il soit permis de rire :

« Nous aimerions pouvoir nous passer de chef. Mais dans la situation présente, alors que l’éducation politique est à refaire, alors que les bonnes habitudes de la discipline militante se sont évaporées et qu’on doit reconstruire tout, dans l’urgence, sur un champ de ruines, on est contraint de soutenir un prince au sens de Machiavel, un prince « virtuoso », apte à fédérer les énergies et à donner un coup d’arrêt à l’invasion des barbares. »

J.L Mélenchon serait le prince de Machiavel qui va nous délivrer des « barbares » ! Ce qui s’appelle prostituer Machiavel, authentique républicain lui, dont la pensée achevée sur ce sujet n’est pas dans le Prince, mais dans les Discorsi.

Notons bien le « raisonnement » : l’éducation politique est à refaire, donc il nous faut un Chef, un vrai. Voila qui s’appelle une démission, un renoncement, une désertion : au lieu de combattre pour l’émancipation des travailleurs par eux-mêmes, par la conscience, la culture, la lutte et l’organisation, on choisit, par mépris pour ces travailleurs et pour les générations présentes, de les vouer à un « chef ». Remarquons ce que cela implique pour les « insoumis » : D. Collin les tient pour des imbéciles, mais il faut pour lui faire avec. Place au Chef, donc – pardon, au Prince virtuoso !

Mais au fait, qui sont ces barbares dont le Chef doit nous délivrer, qu’il convient donc d’expulser ?

A la lecture de la prose immédiatement antérieure de D. Collin, on peut penser que ce sont les musulmans …

Ou alors les Allemands ? Les Américains ? Les musulmans emmenés chez nous par les Allemands et par les Américains ?

On attend avec une curiosité attristée la suite des élucubrations de D. Collin sur la pente, il faut bien le dire, de la barbarie.

En attendant, il désigne déjà des cibles à la haine « insoumise », malgré son mépris perceptible pour ces « insoumis » à qui il faut bien se résoudre, tant « l’éducation politique est à refaire », de donner un Chef, et de leur désigner des boucs émissaires, ceux qu’il faut censurer et réprimer :

« Il y a des groupuscules et des petits groupes qui depuis des mois passent le plus clair de leur temps à dénoncer les initiatives de la France Insoumise. Le POID renoue avec le sectarisme obtus et son principal dirigeant, Gluckstein, ne manque jamais de glisser une tirade anti-FI dans ses éditos. Parmi les pires, un certain Présumey, qu’on avait connu mieux inspiré, se déchaîne contre Mélenchon avec une hargne digne des staliniens d’antan. On pourrait parler des éclopés du PCF et du NPA qui ne supportent pas de s’être complètement trompés et d’avoir été marginalisés par la dernière séquence politique et dénoncent la « volonté d’hégémonie » de Mélenchon. Tous ces pieds écrasés finissent par nous fatiguer. »

Hé oui, vous avez bien lu : de tous les ennemis du Prince, entre le POID, le PCF et le NPA, V. Présumey est « le pire » !

Cette escalade s’explique : la lutte des classes réelle ne se conforme absolument pas aux affirmations fantasmées de notre penseur de service. Les militants lutte de classe, qui avaient autre chose à faire que de préparer le 23 septembre, ont battu Mailly le 12 septembre (les partisans du 23 septembre l’ont, eux, protégé…), et ils ont amorcé la grève illimitée des Transports.

D. Collin doit donc renier toute pratique de débat argumenté et renouer avec les méthodes staliniennes de dénonciation et de censure, rompant avec l’humanisme philosophique dont il se targue. Bien obligé pour s’auto-convaincre que tous ces bruits gênants viennent de « pieds écrasés », alors qu’ils viennent du mouvement réel des classes en lutte …

Il est, dans ce contexte, doublement comique de le voir soudain s’offusquer de ce que « L’annonce du ralliement de Benoit Hamon à la manifestation du 23 a provoqué sur les posteurs Facebook de la FI quelques réactions d’un incroyable sectarisme, certains proposant, ni plus ni moins, d’empêcher Hamon de manifester. »

S’efforçant de défendre les intérêts tactiques de son petit Principe virtuoso (il est si nécessaire de se faire bien voir pour revenir en cour ?), D. Collin feint de découvrir la violence des « insoumis de Facebook » ces gens sans éducation à ses yeux, à qui il faut un Chef ! Mieux vaut en rire …

Sur ses traces, commence à arriver aussi Jacques Cotta. Celui-ci a publié une sorte de dénonciation : « le PCF, le POID et le NPA » sont mus par l’hostilité à la FI et à J.L. Mélenchon. Leur méchant « sectarisme » vise à empêcher rien de moins que la révolution, qui par le biais du 23 septembre menace la V° République. Qu’on se le dise : même la grève des fonctionnaires le 10 octobre pourrait avoir parti lié avec la campagne de la « presse aux ordres de l’oligarchie » contre la France insoumise !

Encore un petit effort, Jacques Cotta : apprends de ton camarade Denis Collin qu’en guise de révolution, il s’agit non d’en finir avec la V° République, mais de mettre au pouvoir un Chef, un vrai, virtuoso, un authentique César Borgia du tonnerre de Dieu, et qu’alors ce pouvoir personnel nous débarrassera des « barbares » : musulmans, oligarchie cosmopolite, PCF, POID, NPA, « Présumey » … Ah, quel bonheur d’avoir enfin un Chef, un vrai !

Voila ce que, en un semestre, l’adhésion tardive mais d’autant plus fanatique à la « France insoumise », a fait d’un groupe d’intellectuels d’un certain âge et d’un certain passé. Comme aurait dit Georges Sorel (après Renan), ces gens là pourraient bien avoir raté leur réforme intellectuelle et morale …

17-09-2017.

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Une République catalane ne saurait nous effrayer !

« Voulez-vous que la Catalogne soit un État indépendant sous la forme d’une république ? »

Telle est la question posée au référendum organisé en Catalogne le 1° octobre prochain – en trois langues : catalan, espagnol et occitan-, à l’initiative du gouvernement régional entraîné et appuyé par la coalition politique de courants nationalistes bourgeois flanqués de courants issus du mouvement ouvrier et de la « gauche radicale ». Tous les habitants du pays, Catalans ou non, plus les Catalans vivant ailleurs en Espagne ou dans le monde, sont appelés à voter.

Cette simple question, en cas de réponse positive, fait voler en éclat l’édifice de l’État espagnol monarchique mis en place lors de l’effondrement de la dictature franquiste.

Le droit de la population de Catalogne à l’auto-détermination, pour tout partisan de la démocratie, ne souffre aucune discussion. Et l’exercice de l’auto-détermination en lui-même pose la question de la souveraineté effective, comme on est en train de le voir.

On est en train de le voir, puisque l’État espagnol par le biais de sa Cour constitutionnelle a déclaré illégal ce vote, qu’il menace de poursuivre en justice les maires qui l’organiseraient, de les destituer et de les arrêter, qu’il menace d’employer la force et enjoint les Mossos d’Esquadra, police civile régionale créée en 1982, de lui obéir. Bref : il y a des bruits de bottes. Des bruits de bottes en Europe occidentale. Le roi, Felippe VI, a déclaré que « la constitution primera »

Le rapport de force est précaire et il comporte deux phases. Premièrement la tenue même du référendum, deuxièmement ce qui se passe si le Oui l’emporte.

Concernant la tenue du référendum, les menaces de Madrid ont produit le rassemblement de plus de 700 maires de Catalogne sur 940, défiant le pouvoir exécutif central et la monarchie post-franquiste. Mais le facteur central réside dans la position du plus important maire du pays : Ada Colau à Barcelone.

Animatrice de mouvements pour le logement et la défense des victimes de prêts immobiliers, Ada Colau a gagné la mairie de Barcelone en 2015 avec le soutien des forces de gauche autres que le PSOE et, nationalement, de Podemos, mouvement auquel elle s’apparente. Selon le théoricien du « populisme » de Podemos, Inigo Errejon, il convient, pour « construire un peuple », de ne plus parler d’ « État espagnol » comme on le faisait dans sa propre tradition familiale de gauche, mais bien d’ « Espagne », et de laisser de côté la question de la monarchie. Et voilà que la bourgeoisie barcelonaise, non sans se déchirer – le conseiller régional aux Entreprises a démissionné contre le référendum-, mais appuyée par une lame de fond dans la société, envisage l’indépendance, parce que l’État espagnol en crise chronique est redevenu pour elle une pompe à finance et non un point d’appui. Et voilà que, du même coup, la question de la République et celle de l’auto-détermination de tous les peuples d’Espagne reviennent à la surface, ces questions que le « populisme de gauche » avait voulu enfouir et oublier, alors même que ceci explique le piétinement depuis maintenant deux ans de Podemos, qui se voyait un peu rapidement accéder au pouvoir.

Ada Colau, nullement préparée à cette épreuve pourtant facile à anticiper, a d’abord refusé d’organiser le référendum à Barcelone. Ce fut là un soutien décisif à l’État central, sa police et sa monarchie, ce qui lui a permis de se montrer très menaçant. Mais devant l’effondrement politique que ceci peut signifier pour elle, de la part de sa base électorale aussi bien indépendantiste que celle attachée simplement aux libertés démocratiques, elle vient de déclarer que le référendum aurait bien lieu à Barcelone, mais que ses fonctionnaires n’y seraient pas impliqués. Cette position à la Ponce Pilate, dont le président de la Généralité de Catalogne s’est satisfait, prenait acte du fait que, sauf à agir de concert avec la police voire l’armée centrales, la mairie de la capitale ne pouvait en aucun cas empêcher le scrutin. Reste qu’un engagement démocratique ferme aurait interdit les menaces de l’État central, et que la mouvance Podemos s’est située à côté ou contre les aspirations démocratiques du plus grand nombre.

La Commission européenne, par la voix de M. Juncker, s’est montrée très prudente : pour elle, le référendum aura lieu, et si le Oui l’emporte, on ne pourra pas s’y opposer, mais le nouvel État devra candidater pour appartenir à l’UE (en sachant qu’il faut pour cela l’unanimité des pays déjà membres et que Madrid a priori refuserait). Manifestement M. Juncker ne souhaite pas ces ennuis supplémentaires, mais ne voit pas bien comment les empêcher.

Les partisans de l’émancipation du prolétariat et de la démocratie, qui combattent le capitalisme catalan aussi bien que tout autre, n’ont rien à craindre d’une indépendance qui se ferait contre l’État espagnol monarchique et post-franquiste. Au contraire, l’indépendance permet de tout remettre dans la balance et de combattre pour une union réelle des peuples, laquelle n’est pas et ne sera pas l’UE, et qui n’est possible que sur la base de leur souveraineté.

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