Aurore (sur le climat).

L’année 2018 et son été dans l’hémisphère Nord (dans le Sud aussi d’ailleurs), plus chaude année et plus chaud été jamais vus depuis l’année 2017, eux mêmes les plus chauds connus depuis ceux de l’année 2016, ont probablement vu la quantité commencer à se changer en qualité.

Je ne parle pas ici du réchauffement climatique lui-même, dont l’aggravation a commencé voici quelques années déjà, mais de la conscience et de l’angoisse collectives.

Les incendies massifs de la Californie à la Grèce en passant par le Portugal, en même temps que les régions polaires de la Scandinavie à l’Alaska ont couramment atteint les 30 degrés centigrades, les vagues de chaleur à 50 degrés violentant les populations des vallées de l’Indus et du Gange, bref la conjonction de situations catastrophiques à la fois sur des régions très peuplées de l’hémisphère Nord et sur les régions polaires, ont produit un choc collectif qui va au delà de la pénibilité immédiate et concerne l’inquiétude pour l’avenir proche et pour celui de nos enfants.

Le point précis où, en la matière, s’effectua le basculement qualitatif, peut sans doute être daté précisément : le 6 août, fut publié un important article collectif de scientifiques par la PNAS (1) qui abordait franchement l’hypothèse forte de l’autre franchissement de seuil, celui du climat lui-même, en envisageant les réactions en chaine provoquées par l’effet de serre proprement dit, celui causé par le dioxyde de carbone, mais s’y ajoutant : dégazage du méthane des régions arctiques, chute de la réverbération consécutive à la fonte des glaces, amplification de l’effet de serre par la nébulosité accrue, saturation des capacités végétales de captation massive du dioxyde de carbone, facteurs qui conduiraient à une accélération qui nous ferait connaître maintenant ce que les prévisions pessimistes envisageaient pour la fin du XXI° siècle, cela de façon rapide, et sans possibilité certaine d’affirmer que l’emballement puisse déboucher sur une décélération et se calmer.

Ce que l’AFP et à sa suite la presse régionale ont traduit par : Le monde pourrait devenir rapidement une étuve ou La crainte d’une terre « étuve » (2).

Le sens précis de cette idée d' »étuve » doit d’ailleurs être bien compris. Il signifie une combinaison de terribles chaleurs estivales et d’humidité conduisant, littéralement, à la « cuisson » de l’organisme des gros mammifères. Inutile de préciser quelle est la principale espèce de gros mammifères sur cette planète, n’est-ce pas. Ceux-ci pour survivre devraient s’enterrer ou se cacher dans des édifices protégés, ce que la majorité ne pourra pas faire.

A ce stade, il faut être clair. Rien ne sert de citer Marx, qui certes avait bien raison en disant que le capital détruit la terre et le travailleur (Capital, livre I, fin de la quatrième section), si c’est pour « se garder de trancher » entre les 99,99% de chercheurs, c’est-à-dire l’intellect collectif scientifique, pour qui le réchauffement est avéré et est anthropique, et les 0,001% de soi-disant dissidents. La nécessité de mesures de survie et de précaution, des mesures rompant avec les exigences de l’accumulation illimitée du capital, ne relève pas d’un pari pascalien, mais d’un savoir objectif (3). La météo et le climat ne sont des objets scientifiques différents qu’en tant qu’ils sont des objets scientifiques liées l’un à l’autre, de la même façon que les fluctuations des prix et des salaires sont, dans leur contingence elle-même, la manifestation des cycles de l’accumulation du capital. Ce qui veut dire que la chaleur étouffante des premiers jours d’août 2018 en France, souffrance qui a d’ailleurs dans notre pays été bien plus modérée que pour la majorité des habitants de la planète durant les mêmes semaines, n’est pas un phénomène « météorologique » qui serait sans rapport scientifiquement avéré avec l’évolution « climatique ».

C’est le contraire qui est vrai : nous en sommes clairement, brutalement, violemment, au stade où notre météo quotidienne traduit dans ses aléas le réchauffement climatique. L’effet de serre est connu et expliqué depuis les travaux de John Tyndall à la fin du XIX° siècle et dés cette époque le savant suédois Arrhénius estimait que la combustion massive du charbon risquait de provoquer un échauffement moyen de 4 degrés centigrades (4).

La hausse de la température moyenne traduit clairement, brutalement, violemment, l’effet de serre massif provoqué par la combustion systématique des hydrocarbures en premier lieu, aggravé, de plus, par l’élevage bovin intensif et par les incendies de forêts directement induits par l’exploitation des matières premières, et, pour couronner le tout, en voie d’amplification par les dégazages de méthane et les incendies « spontanés » favorisés par cette situation.

Tous phénomènes qui, à leur tour, traduisent clairement, brutalement, violemment, une activité humaine ayant échappé à tout contrôle social, alors précisément que les humains sont des animaux sociaux : l’accumulation du capital, toujours plus efficace en termes de productivité du travail, mais par conséquent toujours moins performante en termes de rentabilité plus-value/investissements (5), et devant du coup toujours accélérer, la combustion des hydrocarbures et, d’une façon générale, le pillage des ressources durables, aidant puissamment à cette accélération.

Il va falloir faire quelque chose, il va même falloir faire beaucoup, et vite.

Un symptôme éloquent, et digne, de la prise de conscience en cours est par exemple la prise de position de l’humaniste réformiste Paul Jorion, dont le blog est célèbre pour avoir anticipé le déroulement de la crise dite des subprimes en 2007-2008 (6). Paul Jorion ne se prétend pas marxiste ou marxien mais il se fonde raisonnablement sur les certitudes que nous procurent tant notre vie quotidienne que le consensus scientifique effectif.

Cela l’avait rendu radicalement pessimiste, car, pour lui comme pour la plupart des observateurs sérieux, les mauvaises nouvelles rendues publiques le 6 août étaient déjà acquises. L’invivabilité de la surface terrestre pour les gros mammifères est depuis plusieurs années l’une de ses grandes préoccupations, au point de lui faire envisager l’extinction de l’espèce, avec en lot éventuel de consolation la conservation de son capital culturel via les robots et l’intelligence artificielle – notons d’ailleurs que même cette modalité, peu réjouissante pour les êtres charnels que nous sommes, de congélation possible, si l’on peut dire, du souvenir culturel de la nature prenant conscience d’elle-même en nous, est exclue en l’état actuel, non pas techniquement sans doute, mais parce qu’elle n’assure pas la poursuite indéfinie de l’accumulation du capital !

Nous sommes cuits, nous disait-il.

Il le dit d’ailleurs toujours, pessimisme de l’intelligence.

Mais la raison et l’humanité se révoltent et son cri du 8 août pourrait se résumer ainsi : nous sommes cuit, tout commence !

On va se battre, et le résultat de la lutte sera donné par la lutte, et si on ne gagne pas il n’empêche que la réalité de notre combat fera partie du monde réel. Dans tous les cas, il en vaut la peine.

Les canuts le disaient dans leur chanson, et Oleg Sentsov, à son 89° jour de grève de la faim quand sont écrite ces lignes, nous le dit chaque seconde : mourir en combattant n’est pas une défaite mais peut être une nécessité. Mais il est, pour lui, pour eux, et pour nous, mieux encore que le combat assure la vie.

Qu’il soit permis de dire que cet optimisme de la volonté n’a rien d’irrationnel et est même la seule orientation rationnelle pour les sujets humains. Et aussi de voir dans les propos de Paul Jorion le symptôme éloquent et vivant de la volonté de se dresser et de faire face.

La cuisson arrive. Elle résulte de l’accumulation du capital, elle n’arrive nullement en terrain neutre. Le tournant de l’été 2018 va consister en ce que la question climatique va rapidement être saisie par les forces sociales et politiques qui s’affrontent.

Ne nous y trompons pas, les négationnistes l’ont saisie eux aussi, déjà, à leur façon. Quand Trump tweete que si la Californie brûle c’est parce qu’il y a trop d’arbres (7), indépendamment de ce qu’on ne saurait appeler autrement que sa connerie (8), il combat : pour qu’aucun obstacle ne soit mis à la combustion de tous les hydrocarbures possibles, cette poule aux œufs d’or pour la poursuite de l’accumulation illimitée du capital.

Mais quand Agnès Buzyn, ministre de la Santé en France, dans le gouvernement Macron qui veut détruire les droits sociaux, assène « Je pense que notre société commence à s’adapter à la canicule », au delà, là encore, du ridicule, que fait-elle si ce n’est faire pression sur la population pour qu’elle s’adapte à la cuisson, cette cuisson que les grands de ce monde, ceux que l’accumulation illimitée du capital gonfle et maintient, vouent à la grande majorité ?

Enfin, quand le ministre de l’Environnement – pardon de la « transition écologique et solidaire » !! – du même gouvernement, Nicolas Hulot, nous explique que la situation est grave et que donc il ne faut surtout pas « se diviser », que fait-il, sinon ajouter sa partition pour que l’on se tienne tranquilles au lieu de combattre ?

Car le combat qui s’annonce n’a pas pour adversaire « le climat », et ne vise pas à « sauver la planète », qui survivra à tout cela.

C’est un combat social, suite logique de tous les combats précédents, un affrontement interne à l’humanité.

Car quelles mesures élémentaires, immédiates, demanderaient les vagues de chaleur ?

D’abord des mesures de protection mettant à l’abri tous les sans-abris, n’est-ce pas ?

Ensuite des mesures contre le travail dans l’étuve. Il ne faut pas écouter ce chef d’équipe qui racontait sur une radio régionale voici quelques jours que la chaleur, ce n’est pas si terrible, en tout cas moins que la pluie, dans le bâtiment, et qu’ainsi, on bronze ! Ces rodomontades grossières sont celles d’un petit préposé à l’accumulation du capital. Qu’une profession où une grande partie de la paye se fait de la main à la main et donc à la pièce, où le travail au noir tient une grande place, où dans les grosses boites où de tels usages sont, hors sous-traitance, moins étendus car moins discrets, on recourt à l’intérim permanent et à la précarité, le discours ambiant soit celui-là ne doit pas étonner. Pourquoi disent-ils que la pluie c’est pire ? Mais parce que la pluie stoppe beaucoup de travaux, et la chaleur, pas, même si on en crève !

Il est donc nécessaire que des lois coercitives, coercitives comme disait Marx à propos du travail des enfants et de la journée de travail, viennent stopper le travail, et donc l’accumulation, quand il fait trop chaud.

Ce sont là des mesures élémentaires d’ordre public et de santé publique.

Sont-elles compatibles avec la politique de tous les gouvernements contemporains ? Non. Parce qu’elles vont contre l’accumulation.

Et pourtant, elles sont de bon sens et de nécessité vitale.

Quelles seraient, pour aller un peu plus loin, les mesures urgentes pour enrayer le processus de mise en étuve du monde humain ?

Là, il est important de réfléchir sur les réalités et de ne pas se laisser entraîner dans le discours idéologique dominant. Celui-ci nous serine que « nous détruisons la planète ». Sale prolétaire qui roule en diesel et détruit la planète ! Le discours de la culpabilisation des individus n’a aucune neutralité sociale. Il vise à les adapter de gré ou de force aux conditions de l’accumulation du capital dans le cadre de l’étuve planétaire.

Punir le consommateur, mettre à l’amende le salarié, épuiser le maçon et le chauffeur tout en « libérant l’initiative » antisociale de ses patrons, n’en doutons pas, les Trump, Buzyn et Hulot, chacun à leur façon, le font et vont le faire. Le tournant de l’été 2018 vaut dans les deux blocs sociaux en opposition. C’est un affrontement qui va s’aiguiser, de part et d’autre.

Certes, il faudrait en arriver assez vite à une réorganisation des transports priorisant les transports collectifs et les véhicules ne recourant pas à la combustion des hydrocarbures. Avec la promotion du covoiturage, la fiscalité sur le diesel, la culpabilisation des individus, s’y dirige-t-on ? Clairement, non.

Comment peut-on avancer sans s’en prendre aux firmes pétrolières et gazières ? C’est une appropriation sociale, démocratique, et internationale, qui est nécessaire comme mesure de survie pressante.

Pour commencer vraiment à avancer vers la restauration des conditions d’une existence durable, les véritables mesures élémentaires seraient la nationalisation de ces groupes, en tout premier lieu, avec comme mesure immédiate et rapide l’interdiction des yachts et autres gros mazoutiers dont les émissions de gaz sont des millions de fois supérieures à celles des prolétaires et citoyens que l’on veut aujourd’hui mettre à l’amende et pressurer pour qu’ils courent toujours plus vite.

Autres mesures d’ordre public international : mettre fin à l’obsolescence programmée, stopper la production massive de plastiques, immobiliser les dispositifs délirants de flux tendus (arrêter la construction d’autoroutes démultipliées, stopper et inverser la conteneurisation de la circulation routière et maritime, imposer au transport aérien une forte régulation permettant sa diminution) au profit de circuits courts, et aussi, pourquoi pas, réinvestir les sommes détournées vers la production d’armes en direction des besoins sociaux et environnementaux.

Désolé d’enfoncer des portes ouvertes : ces mesures sont des évidences. Et elles ne se heurtent à aucun obstacle technique.

Mesures d’urgence qui, techniquement, pourraient être effectuées en peu d’années, et qui engageraient une réorientation générale des modalités de la production agricole, industrielle et des transports. Elles assureraient la pérennité et la solidité du réaménagement architectural et urbain tourné vers la verdure et le végétal, rompant avec le couple goudron/béton qui prévaut, que tous les techniciens envisagent aujourd’hui, mais sans aucune garantie de bas coûts, de généralisation effective, et de non-ségrégation.

Au delà, place au débat démocratique éclairé par la recherche scientifique afin de décider collectivement de plans de reforestation, de la (re)-constitution de biotopes riches et lesquels, et du recours ou non à des technologies de géo-ingénierie (9)

Au delà de quoi ? Au delà de la rupture avec l’alignement des sociétés sur l’accumulation illimitée du capital. L’obstacle est là, ne serait-ce « que » pour les urgences les plus immédiates.

La prise de conscience de plus en plus massive que sans cette rupture, nous perdons notre monde, et nous crevons en grand nombre à relativement brève échéance, ne va pas écarter un seul des sujets de lutte politique contemporaine. Elle va tous les attiser, et c’est à travers eux que l’issue se fraiera son chemin.

VP, le 10/08/18.

(1) PNAS : Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States :

http://www.pnas.org/content/early/2018/07/31/1810141115

(2) Journal La Montagne, 8 août 2018.

(3) On vise ici, entre autres, un article de Denis Collin sur le site La Sociale, qui décidément n’en rate pas une, qui explique que météo et climat n’ont rien à voir l’un avec l’autre, qu’il faut se garder de trancher entre scientifiques comme si la chose n’était pas tranchée, et que somme toute, c’est un pari pascalien, mais tout de même raisonnable et judicieux que de se prémunir du réchauffement. Ouf !

(4) Voir sur ces sujets les nombreux billets sur la page Facebook et articles de revues du militant écosocialiste belge Daniel Tanuro.

(5) Le capital est de la valeur qui doit sans cesse augmenter. Son augmentation, la plus-value, est procurée par l’exploitation de la force humaine de travail, toujours plus efficace pour les mêmes raisons qui font que sa part proportionnelle dans le capital total est toujours plus faible : investissements productifs, organisation du travail, machines, faisant augmenter la productivité. Ce processus, aujourd’hui planétaire, a été analysé par Marx dans les livres I et III du Capital.

(6) La transcription de son intervention remarquable du 8 août dernier est ici :

https://www.pauljorion.com/blog/2018/08/10/nous-sommes-cuits-que-faire-le-8-aout-2018-retranscription/#more-105871

(7) Tweet de Trump : « Les feux de forêt en Californie sont amplifiés et aggravés par les mauvaises lois environnementales qui ne permettent pas d’utiliser correctement des quantités massives d’eau facilement accessibles. »

(8) « Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît. » Michel Audiard.

(9) Daniel Tanuro, dans plusieurs articles, met en garde contre l’illusion de la fuite en avant technologique prétendant s’assurer la maîtrise du climat. En l’état actuel, il a sans doute raison. Il a assurément raison en ce qui concerne les ambitions capitalistes se faisant jour dans ces secteurs. Mais dans l’absolu rien ne permet d’écarter par avance ce type de progrès. La rupture avec l’accumulation illimitée du capital et donc avec le fétichisme de la « croissance » ne doit pas conduire à une inversion des valeurs, se voulant décroissanciste de manière absolue. Laissons à nos enfants, une fois qu’on leur aura à nouveau assuré le droit démocratique d’avoir le choix, celui entre la décroissance absolue, les technologies prométhéennes et, pourquoi pas, leur combinaison !

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Brésil: la démocratie c’est LULA CANDIDAT !

Un rassemblement de soutien au droit de Lula à être candidat aux élections présidentielles au Brésil, se tiendra place de la République à Paris le mardi 14 août de 18h 30 à 20h 30.

Ce rassemblement est appelé par le Comité International de Solidarité avec Lula et la démocratie, https://liberezlula.org/

Il se tient à la veille de la marche sur Brasilia organisée le 15 août pour protester contre l’emprisonnement arbitraire de l’ex-président Lula, après un procès truqué, manipulé par les politiciens les plus véreux de l’histoire du Brésil. S’appuyant sur un régime militaro-mafieux, Temer et sa clique ont réussi à faire condamner pour corruption, un dirigeant du mouvement ouvrier, aujourd’hui candidat aux présidentielles désigné par son parti, le Parti des Travailleurs (PT). Lula est crédité de plus de 30% des intentions de vote aux élections présidentielles d’octobre prochain, soit près du double de voix de ses principaux concurrents.

Cette condamnation de Lula à 12 ans de prison représente non seulement une atteinte aux droits de l’homme, mais encore à la démocratie au Brésil.

Cette condamnation de l’ex-président et dirigeant syndical Lula représente aussi un approfondissement du coup d’état qui a destitué la présidente Dilma Rousseff, porté Temer à la présidence, détruit le droit du travail et les conquêtes sociales et décidé de la privatisation des plus grandes entreprises nationalisées comme la Petrobras, Embraer ou Eletrobras et dans la foulée, de 57 entreprises publiques.

Pour poursuivre cette politique la bourgeoisie brésilienne a besoin de truquer les élections en interdisant la présence du principal candidat des ouvriers et des paysans brésiliens. La politique du PT, les présidences de Lula ou de Dilma Roussef, leur abandons des intérêts du prolétariat brésilien ne comptent pas pour rien dans la violence anti ouvrière que s’autorise le régime de Temer. Mais c’est aux travailleurs brésiliens qu’il appartient de demander des comptes à Lula sur sa politique et sa gestion. La première condition de la démocratie c’est que Lula soit libéré, que sa condamnation soit considérée comme illégale, et qu’il puisse participer de plein droit à la campagne électorale.

Les travailleurs brésiliens veulent mettre fin à la politique anti ouvrière de Temer et de son régime mafieux. Ils ne veulent pas du candidat propulsé par Temer, son ancien ministre de l’économie, Henrique Meirelles qui incarne la politique d’austérité menée par le gouvernement depuis le coup d’état de 2016 . Personne ne veut de Meirelles, il est crédité de moins de 2% des intentions de vote. Le régime de Temer est en difficulté.

Les travailleurs brésiliens ne veulent pas que les juges d’un régime véreux les expulsent de la bataille électorale, ils veulent reconquérir leurs droits et leurs organisations.

Dans tous les pays, les militants ouvriers les soutiendront dans ce combat.

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De la crise au sommet au mouvement d’en bas. Éditorial du 30 juillet 2018

L’affaire Macron-Benalla domine la situation politique du pays depuis maintenant près de deux semaines. Si elle est survenue, ce n’est pas parce que l’exécutif de la V° République aurait soudain accumulé plus de turpitudes qu’à l’accoutumé. C’est pour deux raisons.

La première, qui est la raison de fond, est que malgré les coups qu’il a portés, Macron n’a toujours pas réussi à battre de manière décisive le salariat. Répétons-le : la conscience est là que toute lutte partielle est un début d’affrontement avec l’ensemble du système politique en place.

Sur cette toile de fond s’ajoute la seconde raison : la crise interne à l’appareil d’État. Les auditions de l’Assemblée nationale et plus encore celles du Sénat l’ont bien montré. Macron a entrepris de monter sa propre « société du 10 décembre » en mode startup. Non seulement parce qu’il est le président-Bonaparte de la V° République, mais parce qu’il veut refonder et parachever celle-ci. D’un régime autoritaire inachevé il veut passer à une vraie restauration du « second empire ».

D’où les traits spécifiques de l’affaire Benalla, c’est-à-dire de l’affaire Benalla-Crase-Mizerski, autrement dit de l’affaire de la bande à Macron : au dessus des ministères et institutions existantes, fussent-elles profondément ancrées dans la V° République antidémocratique, superposer sa bande à lui, à recrutement personnel.

Bien entendu, le fait que la crise ait éclaté sur la base de révélations, par des journalistes ayant fait leur travail, de brutalités policières et para-policières dirigées contre des manifestants du 1° mai pendant la poussée de grèves contre la destruction du statut des cheminots et celle du droit aux études universitaires, n’a rien de fortuit et réunit ces deux facteurs : la lutte sociale invaincue en arrière-fond et la crise dans l’appareil d’État au premier plan.

La réorganisation de la « sécurité du président », sous la houlette de Benalla et de ses sbires, avait commencé à marcher sur les pieds de la hiérarchie policière et préfectorale traditionnelle. Or, cette réorganisation se révèle être le modèle de la « fonction publique » à la Macron. Avec elle, nous avons affaire au premier maillon, celui de la tête, de la mise en œuvre du rapport « Action publique 2022 ». Le remplacement généralisé des hauts fonctionnaires parvenus à leur place par allégeance aux pouvoirs antérieurs sur la base d’un système étatique de promotions-concours doit être remplacé par le recrutement généralisé de mercenaires, de privés, de contractuels de luxe et autres tueurs, afin de casser l’ensemble de la fonction publique et des services publics du pays. C’est aussi pour cela que Macron ne peut pas reculer dans cette affaire et doit attaquer.

Or, Macron est très affaibli. Les sondages l’indiquent et pour le coup ne donnent qu’une image déformée de ce qui se passe, au cœur de l’été, dans toutes les couches sociales, avec bien entendu des tendances différentes de l’une à l’autre, mais partout un point de départ commun : le président est un petit aventurier qui pourrait se brûler les doigts et tout faire cramer.

Au delà de ce sentiment très généralement partagé, y compris parmi ses partisans qui, du coup, se croient obligés d’en rajouter dans l’arrogance et la servilité, la crise au sommet pousse chaque couche sociale à rechercher une solution conforme à ses intérêts. La lutte sociale assumant la défense de la démocratie, telle est l’issue conforme aux intérêts de la grande majorité, le salariat, actifs, chômeurs, jeunes, retraités. Mais des secteurs du patronat, de la petite bourgeoisie et de l’appareil d’État sont eux aussi poussés vers la recherche d’issues politiques réactionnaires, au delà du moment Macron.

L’erreur faussement « gauchiste » consistant à dire qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil et que ces affaires n’intéressent pas celles et ceux d’en bas, s’avérerait dans ces circonstances d’une particulière stupidité. Non seulement, et cela sans aucune illusion, nous n’avons pas, militants ouvriers, à être indifférents à un affrontement entre un flic « régulier » et les nervis du président, pas plus que, et sans plus d’illusions, nous ne sommes indifférents à la lutte d’un procureur Mueller contre un président Trump, mais il est vital pour le prolétariat, pour l’ensemble des exploités et opprimés, d’intervenir dans cette crise, car son issue démocratique dépend de nous. L’immense majorité ne s’y trompera pas et cherchera à s’engager dans cet appel d’air que constitue la crise au sommet, pour imposer ses intérêts pleinement indépendants de ces sommets.

En 2016, lors du mouvement contre la loi El Khomri, les manifestations syndicales ont été l’objet d’une escalade policière aboutissant aux défilés sous nasse à Paris comme aux gazages et matraquages fréquents partout. En 2018, le mouvement étudiant et lycéen a été l’objet d’une répression visant explicitement à intimider une nouvelle génération combattante tandis que cheminots, « cortège de tête » et postiers du 92 ont été particulièrement visés. Le 1er Mai, à Paris, il s’agissait bel et bien de faire capoter la manif syndicale, d’une façon dont l’équivalent le plus approprié est celui de la manif Charonne en 1962. Avec cette expérience accumulée depuis 2016, le plus grand nombre voit bien le lien entre cette affaire de barbouzes et l’ampleur de l’offensive anti-sociale que Macron veut achever contre les retraites, la sécu et la fonction publique.

La vraie question politique est : qu’est-ce qui donne à Macron et sa bande le culot de contre-attaquer ?

Qu’est-ce qui permet encore à Macron de japper « venez me chercher » et de menacer : « Les tireurs couchés d’un jour finissent abattus avec les autres quand ils décident de tirer sur leurs camarades. » ?

Qu’est-ce qui permet au nervis Benalla de passer sur TF1 sans qu’y soient évoquées les dernières informations le concernant (la seconde vidéo où il frappe, vole un portable et conduit en garde à vue, sa petite visite le jour même pour récupérer la voiture d’un de ses supérieurs lui-même récemment auditionné …), y traiter ses victimes de « casseurs » (ce qui est juridiquement de la diffamation, et ceux-ci n’ont d’ailleurs pas été inculpés !), puis de passer au JDD, bref de jouer les stars ? La seule chose à laquelle il a dû renoncer avec certitude, c’est sa barbe. Pour le reste on ne serait plus étonné de voir Macron le nommer ministre de l’Intérieur un de ces quatre matins !

Il faut répondre à cette question : qu’est-ce qui leur permet une telle arrogance, qui, de la part d’une bête blessée, est, on le sait, particulièrement dangereuse ?

D’abord, un silence abyssal. Parcourez les sites des confédérations et centrales syndicales nationales, vous ne trouverez rien sur cette affaire. Ne relèverait-elle pas du syndicalisme ? Les contractuels-gangsters de haut niveau dans la fonction publique, la répression dans les manifestations, un 1° mai, et plus généralement les libertés démocratiques, relèvent des intérêts matériels et moraux des salariés ! Mais…rien.

Ensuite, un brouhaha insistant, celui des assemblées parlementaires. Là, deux cas de figure.

L’une, l’Assemblée nationale, a justement paru pouvoir porter ce nom pendant trois jours, ni moins, ni plus. La pléthore d’incompétents et d’arrivistes formant le groupe LREM, deuxième couche de la « société du 10 décembre en mode start-up » de Macron, n’a pas pu empêcher la crise d’imposer une commission d’enquête, très vite devenue une caricature de contradictions et d’obstructions. Cela a duré trois jours …

L’autre cas est le Sénat, où LREM n’a pas la majorité. Du coup la commission fonctionne, principalement sous l’égide d’élus des deux partis ayant précédemment occupé les postes dirigeants de la V° République, LR en premier lieu, et le PS en seconde ligne.

Les trois jours de l’Assemblée, qui a ensuite à nouveau cessé d’être une assemblée, et la commission sénatoriale, présentent certes l’intérêt d’accumuler les propos contradictoires des personnalités de l’appareil d’État auditionnées. Mais le « parlement » ne saurait aller plus loin.

Et l’impuissance parlementaire s’étale dans l’actuel projet de motion de censure à l’Assemblée nationale, puisque l’on sait qu’elle ne passera pas.

L’une, la motion de censure rédigée par LR, se réfère à la « loi de moralisation de la vie publique » votée l’an dernier et est centrée sur les agissements de Benalla, déplorant une « forme de subordination du gouvernement face à la présidence de la République ».

L’autre, rédigée par le groupe « Nouvelle gauche » (PS), soutenue par les groupes FI et PCF, sera défendue par André Chassaigne (PCF) et met plus directement en cause la présidence, affirmant que la commission d’enquête a été « verrouillée » et qu’il y a eu « mensonge » en haut lieu.

Ni l’une, ni l’autre n’a de chance d’être adoptée (nous ne sommes donc pas dans la même situation qu’en juin 2016 lorsque le vote d’une motion de censure venant de la droite par les « frondeurs », en plein affrontement social sur le Code du travail, aurait pu faire tomber le gouvernement Valls). Et, à l’impuissance parlementaire s’ajoute la confusion politique lorsque l' »unité des républicains » est préconisée de la FI à LR, voire à Dupont-Aignan et Marine Le Pen.

Donc, le culot de Macron est permis par, et seulement par, la conjugaison du silence syndical et de l’impuissance parlementaire. C’est là un résumé des problèmes politiques rencontrés par la lutte sociale.

Comment les surmonter ? Comment imposer une unité qui soit celle de la lutte sociale ?

Nul doute que cette situation, de même que la crise au sommet, va passer, un peu plus tôt ou un peu plus tard, du stade où elle inhibe la riposte au stade où elle impose la lutte directe, précisément pour la résoudre.

« Jupiter » n’est plus que « Manu ». Or, « Manu » veut, rapidement, privatiser la fonction publique, casser l’école, imposer la retraite à points inégalitaire et sans plancher, confisquer les fonds de la Sécurité sociale.

De la crise au sommet à la crise sociale et démocratique, c’est-à-dire la crise révolutionnaire, du second empire avorté du macronisme à la commune du XXI° siècle. Voila la réalité, voila le réalisme !

Débattons-en le samedi 29 septembre 2018 au local Le Maltais rouge,40 rue de Malte Paris 11

30-07-2018.

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78ème jour de grève de la faim pour le cinéaste Oleg Sentsov – Rassemblement Paris lundi 30 juillet

Ce lundi 30 juillet, un rassemblement de soutien est prévu à  17H devant la mairie du IVe arrondissement de Paris, qui va apposer un portrait du cinéaste sur sa façade.

Force est de constater que les organisations issues du mouvement ouvrier n’assument pas leur fonction sur ce sujet comme sur bien d’autres, et qu’après la mobilisation ayant conduit à la prise de position de la majorité des députés PCF et d’une partie importante des élus européens GUE/NGL, à laquelle nous avons contribuée, les lendemains de la coupe du monde et de la manifestation des Pussy Riot sur le stade n’ont pas vu d’initiative prise dans notre camp social.

Il n’empêche que Oleg Sentsov en sera lundi, s’il n’est pas mort, à son 79° jour de grève de la faim !

C’est pourquoi nous appelons à participer à ce rassemblement appelé notamment par les écrivains, cinéastes et intellectuels soutenant Sentsov

 

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Algérie – Répression – Pour la libération de Salim Yezza

Nous avons reçu cet appel de la part du Collectif de soutien au détenu Salim Yezza. Appel que nous reproduisons volontiers.

 

Lettre à l’opinion publique française

Nous, membres du Collectif de soutien au détenu Salim Yezza, souhaitons attirer l’attention de l’opinion publique en France sur les abus d’autorité et les arrestations arbitraires commis par l’Etat algérien contre les militants des droits humains en Algérie. La dernière victime en date de ces abus d’autorité est le militant Salim Yezza, contre lequel la justice algérienne a requis, dans un procès expéditif, deux années de prison ferme.

Berbère issu de l’est algérien (Amazigh des Montagnes Chaouies), résidant en France depuis 2011 où il travaille et active dans des associations laïques et au collectif des Amazighs en France, militant pour le respect des droits humains dans le monde, Salim Yezza s’est rendu en Algérie le 3 juillet pour assister aux funérailles de son père qui venait de décéder suite à un accident de la route. Le 14 juillet, alors qu’il se préparait à rentrer en France, il a été arrêté à l’aéroport de Biskra en Algérie.

Cette arrestation faisait suite à un mandat d’arrêt créé de toutes pièces, le 10 juillet, par le Procureur de la ville de Ghardaïa (Algérie centre) où Salim Yezza n’a pourtant jamais mis les pieds. En plus d’être fallacieux et mensongers, les chefs d’inculpation d’incitation à la haine et à attroupement ne correspondent en rien à la personnalité de l’inculpé.

En réalité, cette arrestation intervient comme une punition suite à la prise de parole de la victime pendant les violences intercommunautaires qui ont endeuillé la ville de Ghardaïa entre 2013 et 2014. Salim Yezza avait donné son point de vue sur les plateaux de France 24 et expliqué l’origine du conflit par la sédentarisation forcée d’une population nomade au détriment d’une communauté sédentarisée dans la ville de Ghardaïa depuis des siècles.

Tout en dénonçant l’interdiction de manifester en Algérie et tout en soutenant les revendications politiques et culturelles du peuple amazigh, Salim Yezza a toujours appelé à la fraternité entre les peuples et à l’entente entre les différentes composantes de l’identité de son pays natal.

Nous ne pensions pas que notre ami et militant Salim Yezza compterait un jour parmi les victimes, de plus en plus nombreuses, des arrestations arbitraires conduites par les autorités algériennes. Celles-ci ne tolèrent plus aucune parole qui n’aille pas dans le sens du discours officiel, particulièrement à l’approche de la prochaine élection présidentielle en 2019.

À l’issue de sa première audience qui s’est tenue le 24 juillet 2018, le procureur a requis contre Salim Yezza deux ans de prison ferme et une amende significative.

Le collectif de soutien à Salim Yezza condamne fermement l’arrestation arbitraire de ce militant des droits humains et appelle à sa libération immédiate et inconditionnelle. Aussi nous appelons le gouvernement français, les organisations, les personnalités publiques, les partis politiques et tous les élus en France et en Europe, à exiger le respect des droits de l’Homme en Afrique du Nord, et la libération de tous les détenus d’opinion.

24-07-2018.

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Appel pour la Solidarité avec le peuple du Nicaragua

Nous avons reçu cet appel en soutien au peuple nicaraguayen en butte à la répression gouvernementale et nous appelons nos lecteurs et amis à le signer.

Appel :

Solidarité avec le peuple du Nicaragua

Militant.e.s de la solidarité internationale ou citoyens attachés pour des raisons professionnelles ou familiales au Nicaragua, pour bon nombre d’entre nous engagés auprès de la Révolution sandiniste de 1979 et sa défense face à la contre-révolution armée par les États-Unis, nous affirmons notre solidarité avec le peuple du Nicaragua.

Depuis l’émergence du mouvement populaire il y a trois mois et le début de la répression du gouvernement Ortega-Murillo, plus de 300 personnes ont péri et le nombre de blessés est estimé à près de 2000. La répression s’abat sur les leaders et acteurs du mouvement populaire de la part d’un gouvernement utilisant des méthodes dont la brutalité rappelle les pires dictatures latino-américaines (groupes para-militaires lourdement armées agissant de concert avec la police, assassinats ciblés, enlèvements). Les divers rapports des organisations de défense des droits de l’homme, y compris le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme confirment l’ampleur de cette répression.

Le peuple nicaraguayen, qui a affronté durant près de 40 ans la dictature somoziste et dans les années 1980 l’impérialisme nord-américain, mérite tout notre soutien. L’indignation, la douleur, le sentiment de frustration historique sont aggravés par le fait qu’une telle aberration politique provient de dirigeants et d’un gouvernement qui se revendiquent de gauche.

En réalité, le régime Ortega-Murillo, se drapant derrière une phraséologie anti-impérialiste, a surtout reposé sur une alliance avec l’oligarchie nicaraguayenne, le capital international (y compris des États-Unis) et les secteurs les plus réactionnaires des Églises. Il a avant tout été au service de l’ancienne oligarchie et d’une nouvelle caste liée à la famille Ortega et à l’appareil d’État qu’elle contrôle. Il est complice de la dégradation du patrimoine écologique du pays et artisan du bradage de la souveraineté nationale au profit de capitaux étrangers dans le cadre du projet de canal interocéanique. Après avoir progressivement dénaturé la nature démocratique des institutions, il est désormais engagé dans une dramatique dérive.

Les forces de gauche de par le monde ne doivent pas, pour des raisons géopolitiques mal comprises, rester aveugles ou se faire les complices d’une répression qu’elles dénoncent énergiquement et avec raison lorsqu’elle s’exerce notamment au Honduras voisin (depuis quelques jours, la grève générale contre la hausse des prix des transports dans ce pays et des manifestations étudiantes ont été violemment réprimées). Difficile de dire lequel des deux chefs d’État s’inspire de l’autre, ce qui est certain c’est que le sentiment de pouvoir agir en toute impunité est un puissant encouragement à la fuite en avant vers toujours plus d’autoritarisme et au musellement des aspirations démocratiques des populations.

Nous condamnons les massacres organisés par le régime d’Ortega-Murillo et ses sbires et soutenons les revendications du mouvement populaire : l’arrêt des violences, une enquête internationale sur la répression et les crimes commis et des sanctions contre leurs responsables, la démission du gouvernement actuel et de la direction de la police, la formation d’un gouvernement de transition avec une large participation des mouvements sociaux et l’organisation d’élections libres.

Nous appelons au développement de la nécessaire solidarité internationale avec le peuple nicaraguayen.

Pour signer :

envoyer vos nom, prénom, localité, qualité à l’adresse mail suivante :

solidarite.peuple.nicaragua@gmail.com

LISTE DES SIGNATAIRES (parue au 27 juillet 2018)
Fieux Bernadette et Fernand, Orgelet, parents de Joël Fieux, assassiné par la Contra en 1986
Abbet Sébastien, Lausanne, étudiant
Aldebert Line, Paris
Alonso Lormand Maria Jesus, Genève Amasse Théo, Marseille, France Amérique Latine Amzallag Michel, Paris
Andréani Fabrice, Marseille, doctorant en Sciences Politiques, chargé de cours à l’Université Lyon 2 & Science Po Lyon
Annequin Jean-Michel, Bagnolet, ancien membre du Comité de Solidarité avec le Nicaragua (CSN)
Assi Elie-Laurent, Paris, enseignant
Auguet Elizabeth, Alger, ayant vécu, travaillé et scolarisé ma fille pendant plus de sept ans au Nicaragua
Baratier Antoine, Saint Donat sur l’Herbasse, artisan
Barbey Charles, Genève, physicien
Barbey-Caroso Béatrice, Genève, enseignante
Barnier Louis Marie
Barnier Maurice, Versailles, trésorier du comité Nicaragua plusieurs années au temps du sandinisme
Bartonet Marie-Noëlle, Charleville Mezières, Ensemble !, La France insoumise et Attac
Bauer Monique, Bordeaux, ancienne membre du Comité de Solidarité avec le Nicaragua
Bazart Dominique, Colombes, ancienne militante du Comité de Solidarité avec le Nicaragua de Gennevilliers (1985-2002)
Beaudet Pierre, Montréal, Nouveaux Cahiers du socialisme
Beauval Marité, Doué la Fontaine, vie au Nicaragua en 1972-73
Beauval Valentin, Doué la Fontaine, vie au Nicaragua en 1972-73
Belorget, Denis, Le Mayet de Montagne
Beltran Wladimir, Paris, comédien et musicien
Beltzaiz Patxi, Marseille
Bernard Stéphane, Mantes-la-Jolie, militant associatif et EELV du Mantois
Besancenot Olivier, Paris, ancien candidat à l’élection présidentielle
Bidaux Michel, Paris, brigade de solidarité à San Miguelito en 1984 et 1985 et à Masaya en 1989
Bigeon Henri, La Rochelle
Bigeon Marie-Yvonne, La Rochelle
Billard Martine, ancienne députée, ancienne militante de la solidarité avec le Nicaragua, Parti de Gauche
Blache Philippe, Marseille, directeur de recherche
Blais Susanne, San José (Costa Rica)
Blaustein Edgar, Montreuil, ancien « internacionalista » travaillant à l’Escuela de agromécanica » de Matagalpa
Bonnet Françoise
Bossis Marie, Bouguenais, psychologue clinicienne
Bougnères Alain, Paris
Boutrou Jean-Jacques, Montreuil, ex directeur du CICDA (1980-2004) et d’AVSF (2004-2012)
Bosc Pierre-Marie, Rome, Coopération technique France Nicaragua 1984-85
Bouzidi Vega Lise, militante associative Brabant, Matthieu
Bracho Yoletty, Lyon, doctorante en Science Politique. Université Lumière Lyon 2
Branquino Tiago, Vevey, conseiller communal
Brunacci Jean, Rèze, secrétaire de l’Union régionale Solidaires des Pays de la Loire
Brosset Agathe Canals Thierry
Canaud Pascal, Poitiers, ancien militant du « Comité Amérique centrale en lutte » de Poitiers (années 80)
Carrasco Izayana
Casado Colette
Casagrande Paolo, Vanves
Castelli Salvatore, Detroit (Michigan, USA)
Cavaignac Frank, Annecy Cazaux Muñoz, Pantxika, Baiona (Francia), enseignante
Cellier Pierre-Marie, Rennes, ex-maire adjoint d’Evry (91) / Jumelage Evry Esteli
Chabrol Didier, Montpellier
Chambeu Françoise, Paris, sociologue et enseignante
Chavon Pierre
Chazy Olivier
Chenaud Boris, Montpellier, enseignant chercheur, militant d’Ensemble!
Cheuvreux Evelyn, Paris, Vice-Présidente A. A. M. F.(Association des amis du Mexique en France)
Cochet Hubert, professeur à AgroParisTech – Université Paris Saclay
Coll Figueras Daniele, Grenoble, Comité FAL Grenoble
Collombon Maya, Lyon, enseignant-chercheur
Colombini Christine, Montpellier, 6 ans au Nicaragua durant la révolution (1981-86)
Concha Trujillo Ernesto, Marseille, formateur, membre de FAL – France-Amérique latine
Coronado Sergio, ancien député des Français d’Amérique latine et Caraïbes
Cossart Jacques, Bagnolet, économiste, Attac
Cours-Salies Pierre, professeur émérite, sociologue
Cuba Catherine, Paris
Cuenca Eliane, Ajaccio
Cuffini Emmanuel, Evry/Montreuil
Cyroulnik Alain
Daeschner Morgane, Bordeaux, ayant vécu et travaillé au Nicaragua
Dandrès Christian, Genève, juriste
Daniel Patrice, syndiqué retraité CGT
Danigo Nicolas, Rimont, a travaillé au Nicaragua en 1989- 1990 sur des projets d’alphabétisation et de développement agricole
Dao Kim Lan, Locmiquelic
de Courville André
de la Siega Virginia, Paris, Commission Amérique Latine du NPA
de la Vega Anne Cristina, Berlin, universitaire
de Rham Geneviève, Lausanne, physiothérapeute
Debourdeau Jean Pierre, Marsannay-la-côte, sndicaliste FSU
Delarue Jocelyne, Lyon
Delbeke Olivier, Val de Marne, syndicaliste
Deleville Claude
Dévé Fréderic, Rome, écrivain
Deydier Joël, Nîmes, ex militant de la solidarité avec les peuples d’Amérique centrale
Dietsch Laurent, Avignon, agroéconomiste
Doligez François, Paris, agroéconomiste
Duguet Robert, Crosne, militant politique
Duterme Bernard, directeur du CETRI – Centre tricontinental
El Abidi Habiba, Paris
Ely Camille, Paris
Epsztajn Didier, Paris, animateur du blog « entre les lignes entre les mots »
Escarguel Christine, Rennes, ancienne brigadiste et anciennement résident à Evry (jumelée avec Estelí).
Escarpit Françoise, Talence, journaliste honoraire, ancienne correspondante de presse en Amérique latine, militante associative
Etchezaharreta Charles, Hasparren (Pays basque)
Falquet Jules, Paris, sociologue et féministe
Faure Alain, Paris, retraité – poète – militant syndical et politique de la fonction publique
Fauvet Marie-France, Paris
Fazan Liliane, Uruguay
Fenoy Gérard, Paris, inspecteur Jeunesse & Sports
Féral Sophie
Ferré Cathy, Marseille, enseignante, membre de France Amérique Latine et brigadiste au Nicaragua en 1984/1985
Ferreira Elisabeth, Genève, juriste
Flecha Víctor-Jacinto, Asunción (Paraguay), sociologue, poète et écrivain
Fournier Marie-Pierre, Saint-Nazaire, enseignante retraitée, ex- brigade solidarité Nicaragua
Franco Hélène, Paris
Franco Hernando, Gentilly, militant associatif Freguin Gresh Sandrine Montpellier, chercheuse au Cirad
Frère-Escoffier Ludovic, Paris
Garcia Daniela
Garçon André, Brest, syndicaliste et ancien militant du Comité Amérique Latine
Garo Isabelle, Paris, enseignante
Gaudichaud Franck, Grenoble, universitaire et membre de France Amérique Latine
Geay Bertrand, Amiens, professeur de science politique
Gégout Catherine, Paris, ancienne Conseillère de Paris
Gelot Didier, Bagneux, Fondation Copernic
Gèze François, Paris, éditeur Girard Charlotte, co-responsable du programme de la France insoumise
Gleizes Jérôme, Paris, conseiller de Paris
Glock Denis, Sans José (Costa Rica), enseignant, conseiller consulaire pour le Honduras, le Nicaragua et le Costa Rica
Gonda Noémi, Uppsala (Suède), chercheuse, Université Agronomique Suédoise
Gonthier Alain, Vevey (Suisse), conseiller communal
Gonzalez Pina, Bastia Mondovì
Grégoire Jean, Oppède
Gueniffey Gérard, Sant Nazaire, ex membre du Comité de Solidarité Nicaragua de St Nazaire 1986-1990, retraité EN, CGT
Guibet Lafaye Caroline, Bordeaux, directrice de recherche en sociologie
Guillaudat Patrick, Choisy le Roi, syndicaliste et membre de France Amérique latine
Habel Janette, Paris, universitaire
Haulon Jean-François, Doué La Fontaine, très forts liens d’amitié avec des Nicaraguayens après avoir vécu dans ce pays en 1972-1973
Hélier Odile, Paris
Henriquez Gloriantonia, Paris, écrivain/traductrice nicaraguayenne résidente en France
Hervieu Benoit, Paris, enseignant à l’Institut des hautes études d’Amérique latine (IHEAL)
Hoareau Bernard
Hocdé Henri, St Gely du Fesc, retraité, agronome, chercheur formateur, engagé avec le Nicaragua depuis plus de quarante ans
Hocdé Josiane, St Gély du Fesc, citoyenne engagée dans la solidarité pour le Nicaragua
Hoffmann Odile, Paris, directrice de recherche IRD- géographe
Hollard Antoine
Houdouin Gilles, Le Havre, enseignant, conseiller régional de Normandie, Ensemble !
Huybrechs Frédéric, Anvers (Belgique), doctorant en Etudes du Développement
Jahel Camille, Dakar (Sénégal), chercheuse Jardinet Sylvanie, Les Sables d’Olonne Johsua Florence, Paris, politiste, université Paris Nanterre, membre de la Fondation Copernic
Johsua Samy, Marseille, professeur des Universités
Jouhaud Elisabeth, Paris
Khalfa Pierre, Paris, économiste, ancien président de la Fondation Copernic
Kraeur Rolf, Zurich (Suisse), syndicaliste
Krivine Alain, Paris, ancien candidat à l’élection présidentielle
Krzywkowski Isabelle, Grenoble, professeure de littérature générale et comparée – SNESUP-FSU
Larive Michel, Arrout (Ariège), député La France Insoumise Le Bot Yvon, sociologue, directeur de recherches émérite, EHESS
Le Quang Matthieu, Barcelone, politiste
Lebrun Gerald, Paris
Leclercq Loys, Locmiquelic
Legay Geneviève, La Trinité, éducatrice spécialisée, retraitée, adhérente militante à Attac – Ensemble ! Legrain Sarah, secrétaire nationale du Parti de gauche
Legros Alex, Le Mans, syndicaliste CGT
Lehmann Christiane
Lehmann Richard Lelièvre Marie-Claude, Chantepie Lesaffre Dominique, directeur général de la SIDI
Levard Laurent, Paris, agroéconomiste, ancien enseignant-chercheur à l’Université centroaméricaine de Managua (UCA), militant du Parti de gauche et de la France Insoumise
Levard Sabine
Levesque Robert, Maisons-Laffitte
Lillo Natacha, Montreuil, ancienne du Comité de solidarité avec le Nicaragua (CSN), maître de conférences
Lormand Clara, Genève
Lopez Jaime, Bourguignon-lès-Morey
Lopreno Dario, Genève, enseignant, syndicat SSP
Mahieux Christian, Commission internationale de « Solidaires »
Mairena Zuniga Scarlett, Paris
Malifaud Jean, Paris, a enseigné les mathématiques à la UNAN de Managua en 1984
Mamet Jean-Claude, Paris, syndicaliste, Ensemble !
Maraux Florent, Montpellier, chercheur, fondateur et secrétaire général du CSN (1977-79), militant internationaliste de la réforme agraire (Somotillo, 1980-82), ancien correspondant à Managua du Comité scientifique de solidarité avec le Nicaragua (1982-87)
Martin Myriam, Toulouse, conseillère régionale Occitanie France Insoumise, ancienne brigadiste au Nicaragua en 1989
Marty Christiane, Paris
Masserey Marie-France, Lausanne, éditrice
Massiah Gustave, Paris, Cedetim
Mayet Alexis, Saint-Germain-des-Fossés (Allier), conseiller municipal, militant anticapitaliste unitaire
Medina Felicia, Bagneux
Merlet Michel, Bagneux, collaborateur du FSLN (1978-79), engagé dans la mise en oeuvre de la réforme agraire sandiniste de 1979 à 1987 (directeur de l’Institut de réforme agraire d’Estelí en 1979-80), directeur d’aGter
Messaoud Romdhani, Tunisie, militant des Droits de l’Homme
Meyran Amandine, Limoges, co-fondatrice de Loulook Kids
Michelet Dominique, Paris, directeur de recherche émérite au CNRS
Molina Renata, Le Kremlin-Bicêtre, militante associative
Molo Romolo, Genève, juriste
Morand Coralie, Orly, doctorante en anthropologie à l’université de Nanterre
Morder Robi, Paris, juriste Morel Darleux Corinne, Conseillère régionale Auvergne Rhône Alpes et secrétaire nationale du Parti de gauche Mric (Aymeric Chastenet), Paris, dessinateur de presse
M’u Jacques, éditeur (ABC Editions)
Munting Monique, Bruxelles, anciennement responsable de projets au Nicaragua
Nemoz Josiane, Seynod (Savoie), présidente du Comité de solidarité d’Annecy avec les peuples d’Amérique centrale (COSAPAC) de 1985 à 2008
Neuville Richard, Aubenas, ancien brigadiste, Ensemble !
Nicolas Monique, Audenge, ancienne brigadiste
Olivier Anne, Boissy le Cutté
Oreamuno Núñez María Elena, San José (Costa Rica), professeur
Ortega Elsa, Paris
Pache Laurence, secrétaire nationale du Parti de gauche Palacio Llanos María Rosario, Gijón (Asturias, España), médecin
Pallais Gabriel, Paris
Pallais Roger
Palumbo, Patrick, San José (Costa Rica), Chef
Paris Patricio, Paris, ancien prisonnier politique de la dictature Pinochet
Paul-di-Vincenzo Eliane, La Turballe (44420), Retraitée
Pavie Pascal, Festes, ancien brigadiste
Parvex Ricardo, Paris, journaliste, ancien brigadiste au Nicaragua (1984)
Perea Elisabeth, Vétraz-Monthoux, infirmière Msf, 2ans au Nicaragua (2000/2002)
Perfetta Gilles, Vevey (Suisse), conseiller communal
Pertus Armelle, Paris, porte-parole du NPA
Peyraube Marie, Rennes, brigadiste étés 1984 et 1985
Peyrotte Claudine, Paris, ancienne brigadiste et militante du Comité de Solidarité avec le Nicaragua
Pezet Marine, Grenoble
Picquart Michel, Mexico, physicien
Pino Sergi, Bellinzone (Suisse), éditeur du bimensuel Solidarietà
Ploeckl Huguette, La Chapelle-Heulin, retraitée de l’enseignement et militante de la solidarité avec les peuples d’Amérique Latine, dont le Nicaragua
Poliak Claude, Paris, sociologue
Pommier Denis, Toulouse, agroéconomiste,
Posado Thomas, Marseille, docteur en science politique à l’Université Paris-8
Pot Basile, Paris, cheminot, syndicaliste. Ancien militant du CSN
Poupin Christine, Rouen, porte-parole du NPA
Poutou Philippe, Bordeaux, ancien candidat à l’élection présidentielle
Prady Geneviève, Clapiers, économiste
Prat Christian, Castries, Chercheur en sciences du sol à l’IRD, SNTRS-CGT-IRD, Ancien représentant du comité de solidarité France-Nicaragua à Managua, partenaire de l’Institut National Nicaraguayen de l’Environnement (IRENA) et de l’Université Nationale Agraire (UNA) (1984-1989)
Prat Frédéric, Claret, agronome ayant soutenu la révolution nicaraguayenne sur place (1985-1991)
Préneau François, Nantes, retraité, syndicaliste, ancien co-animateur du Comité FAL/CSN
Présumey Aline Paule, Valence, bibliothécaire retraitée
Présumey Vincent, secrétaire départemental de la FSU de l’Allier
Pronzini Matteo, Bellinzone (Suisse), député, syndicaliste
Prunhuber Carol, Floride (Etats-Unis), écrivain
Puyade Jean, Paris, enseignant, association culturelle « La Casa de Santa Fe en Paris »
Rais Martine, Lausanne, Suisse, médecin
Rakotondrainibe Mamy, Paris, militant contre l’accaparement des terres
Ramírez Fuentes Fernando, Santiago de Chile, professeur
Reboux Claudine
Réchauchère Olivier, Orsay, agronome
Renier Louis-Michel, Saint Germain des prés (Maine-et-Loire), prêtre
Retana Calderón Roger, Costa Rica
Revret Annette, Marseille
Riot Sarce Michèle, Paris, historienne
Rippe François, Morlaix, ancien militant du CSN et des brigades de solidarité avec le Nicaragua (1984)
Robert André, Nantes, technicien, syndicaliste
Roth André-Noël, Bogotá, professeur à l’Université Nationale de Colombie
Roudaut Cyril, Orly
Roux Hélène, Paris, universitaire
Ruiz Francis, Caen, Architecte / auto convoquée
Saint Jean Henri, formateur retraité, brigadiste puis formateur d’éducateurs sociaux à Managua
Salama Pierre, Paris, latino américaniste, professeur émérite
Samary Catherine, économiste, altermondialiste
Sanchez José, La Chaux-de-Fonds (Suisse), membre de ‘Solidarités’
Sanchez Mariana, Clichy, SNJ CGT, ancienne représentante du CSN à Managua
Sarda George, Paris, enseignant, NPA
Sautier Denis, Clapiers, agronome
Scotto di Rinaldi Hélène, Tanger, stagiaire au Nicaragua en 1998, représentante d’ONG
Segui Miguel, retraité, NPA
Sellin Jean-Christophe, conseiller régional Occitanie et secrétaire national du Parti de gauche
Sfez Paul, San José (Costa Rica), ingénieur agronome
Silberman Elena, Narbonne, ancienne résidente au Nicaragua dans des années 80 Silberman Jean-Hugues, Narbonne, militant de la solidarité (CSN, CCST) de 1979 à 1983, logisticien conseiller des ministères du Transport et du Commerce intérieur du Nicaragua de 1984 à 1991, ex-Maire adjoint de Sète, militant de la France insoumise
Silberstein Patrick, Paris, éditeur Syllepse
Simon Patrick, Saint-Denis (93), ingénieur agronome, ex-brigadiste 84-85-89
Simonnet Danielle, conseillère de Paris, coordinatrice du Parti de gauche
Sultan Philippe, membre de la fondation Copernic Tabard, Gilles, Paris
Techer Valérie, adjointe au Maire de Champigny-sur-Marne, ville jumelée avec Jalapa, Ensemble !
Thomas Jean Baptiste, maître de conférences en civilisation latino-américaine, Université de Poitiers
Toussaint Eric, Belgique, économiste et politologue, CADTM, militant internationaliste
Touzard Jean-Marc, Montpellier, Chercheur, agronome engagé dans des projets de développement au Nicaragua en 1985 et 1986
Tranchant Christiane
Treillet Stéphanie, Seine et Marne, économiste, ancienne militante de la solidarité avec l’Amérique centrale.
Treppoz Romain, ancien brigadiste, membre fondateur du CGSN (Comité Gennevillois de Solidarité avec le Nicaragua).
Tristram Marie Louise, Paris, retraitée
Troadec Pascal, Grigny, maire-adjoint ville de Grigny, Conseiller agglomération Grand Paris Sud
Trouche Gilles, Montpellier
Trousselle Anaïs, Montpellier, doctorante en géographie à l’Université Paul-Valéry (Montpellier) sur le thème de l’agriculture familiale et les migrations dans le nord du département de Chinandega
Tutin Christian, Paris, économiste, Université de Créteil, ancien directeur de la revue Nicaragua Aujourd’hui
Tyrou Emma, Paris, chercheuse en sciences politiques et développement agricole, ancienne analyste auprès du Council on Hemispheric Affairs (Washington D.C.).
Udry Charles-André, Lausanne, directeur du site alencontre.org et des Editions Page deux Valdy Christiane, San José (Costa Rica), présidente de l’association Français du monde – adfe Costa Rica
Valette Jean Paul, Sarlat
Vandepoorte Serge, Bastelicaccia-Corsica, ancien membre des brigades de Solidarité avec le Nicaragua
Vega Salazar Nestor, ex- réfugié politique chilien
Vianna Pedro, Paris, poète, traducteur, homme de théâtre, ancien réfugié du Brésil au Chili puis du Chili en France
Villa Christine, Vendémian (Hérault), agronome solidaire de 85 al 90 au Nicaragua
Vire Emmanuel, Paris, syndicaliste SNJ CGT
Vullion Hervé, Paris, ancien responsable des brigades du CSN
Youchenko Philippe, Marseille, Ensemble !
Zeledon Evelyn, Paris, membre du collectif Pico y Pala
Zingone Zingonia, San José (Costa Rica), poète Zuppinger Urs, Lausanne, urbaniste à la retraite, membre du syndicat Unia et membre actif du Syndicat suisse des services publics (SSP)
Signent aussi :
Amand, Marie Thérèse, Présidente Comité FAL Poitiers.
Bessières, Marie Buenos Aires, Argentina
Boucher, François, Conseiller consulaire au Mexique et conseiller à l’AFE circonscription Amérique Latine et Caraïbes
Carcenac, Jean Claude, Prades le lez
Carrasco, Janine, NPA, ancienne brigadiste internationaliste au Nicaragua
Corbière, Alexis, Bagnolet, Député FI de la Seine Saint Denis
Darleux, Corinne Morel Conseillère régionale Auvergne Rhône Alpes et secrétaire nationale du parti de gauche
Daucé Noël Saint Maur 94100
David, Gilles PARIS
Denferd, Jean Louis, Fontenay le Comte, Brigadiste
Garance, Robert
Hommerich, Hans, Lange Hörst Hattingen, Germany
Legrain, Sarah, secrétaire nationale du Parti de Gauche Lochhead, Robert, biologiste, Nyon, Suisse
Maldidier, Christophe, Montpellier
Martin, Olivier, Saint Maur
Mazoyer Marcel, Villejuif, professeur émérite, Institut national agronomique Paris-Grignon
Montoya, Violeta
Pache, Laurence, secrétaire nationale du Parti de Gauche
Paquiet, Pierre, Limoges, Cadre de collectivité térritoriale.
Robert, Sylvie
Saltiel, Sylvain San Sebastián, Clemente
Sellin, Jean Christophe, conseiller régional Occitanie et secrétaire national du Parti de Gauche
Zafari, Sophie, France, syndicaliste

 

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La défense de la démocratie exige l’unité pour chasser Macron

Spectaculaire affaire Benalla-Macron, aussi caricaturale qu’on aurait pu l’imaginer. Un très proche du président de la V° République, envoyé faire le nervis contre des manifestants et des citoyens, une immense zone d’ombre autour de lui, au dessus de lui.

Pourquoi maintenant ? Pour les mêmes causes profondes qui font que la victoire à la coupe du monde de foot ne lui a pas procuré de « répit » dans « l’opinion ».

En un an, Macron a fait baisser le niveau réel des salaires, retraites et aides sociales, plongé des centaines de milliers de jeunes et leurs familles dans le désarroi de Parcoursup, affaibli les services publics, asphyxié les hôpitaux publics et les communes, augmenter dramatiquement le nombre de réfugiés noyés en Méditerranée …

Mais en un an, Macron n’a pas réussi à battre en profondeur le salariat, actifs, jeunes, chômeurs, retraités. En profondeur, et toujours plus quand on va vers les couches les plus pauvres et les plus exploitées, c’est le refus, c’est la colère, c’est la conscience que toute lutte partielle, non seulement toute grève, mais toute protestation, tout murmure, tout regroupement, est un début d’affrontement avec le système politique en place.

En un an, Macron n’a par conséquent pas réussi à ancrer solidement dans le pays un « parti du président » ayant une assise réelle. Sa Société du 10 décembre (la bande de prévaricateurs et de malfrats qui entourait le modèle de tous les petits Bonaparte français que fut Napoléon III ! ) a été construite à la façon d’une start-up, et il en était fier.

Elle vient de lui exploser à la figure. Première conséquence : le pseudo débat parlementaire sur la révision constitutionnelle est suspendu. Comme « Jupiter » n’est plus, et ne sera plus, la refondation de la V° République, cœur de son « projet », prend un coup dans l’aile. Il s’agit donc de la crise du régime.

Et alors que « Jupiter » n’est plus, « Manu » doit maintenant casser les retraites et la Sécurité sociale. La mère de toutes les batailles sociales n’a pas eu lieu, elle arrive, dans le cadre de la réouverture en grand de la crise du régime !

Les salariés qui veulent se défendre et les militants ouvriers doivent intervenir de manière indépendante dans cette crise au sommet qui affecte cet État qui n’est pas le leur, et qui a pour forme la V° République que Macron devait sauver et relancer.

Nul doute qu’ils ne resteront pas passifs. Sans intervention d’en bas, que serait l’issue de la crise ?

Sans intervention d’en bas, soit la crise se traîne jusqu’aux prochaines échéances électorales nationales, les Européennes de 2019, et, sur fond d’abstention massive, une décomposition généralisée à l’italienne prévaut, qui ne serait porteuse d’aucune issue pour la majorité.

Soit la crise au sommet s’accélère et les vieilles forces de la V° République, LR flanqué du RN et de divers groupes dits « souverainistes », tentent de rafler la mise.

Il n’y aura pas de recomposition d’une force démocratique représentant le salariat sans intervention d’en bas, et l’intervention d’en bas appelle la bataille et le débat politiques pour réaliser l’unité pour chasser Macron et renverser le régime capitaliste de la V° République.

L’intérêt des exploité(e)s et des opprimé(e)s est un dénouement rapide causé par leur intervention. C’est là une possibilité réelle dont il faut assurer la victoire.

L’unité c’est la grève tous ensemble pour battre le pouvoir exécutif du capital. Tel est le contenu politique des luttes partielles actuelles, tel est le mobile politique de la grève générale. Pour la lutte sociale et syndicale, pour l’unité, pour les échéances électorales, c’est cette discussion là et nulle autre qui prévaut.

Voila pourquoi le blog Arguments Pour la Lutte Sociale, avec d’autres partenaires, après deux premières rencontres ce printemps, invite le plus largement possible à une rencontre-débat sur une journée le samedi 29 septembre 2018 au local Le Maltais rouge, 40 rue de Malte Paris 11°.

Sans douter qu’à cette date la situation politique et sociale se sera avancée vers la recherche d’un dénouement, nous proposons une discussion en trois temps :

  • Comment construire la grève générale et l’unité pour chasser Macron ?

  • Quelle perspective démocratique défendre au niveau national et européen, contre la V° République, et contre les institutions dites européennes aussi bien que les politiques de Brexit et autres « axes » à la Salvini ?

  • Pour les participants le souhaitant, quelles initiatives et mesures d’organisation prendre en commun ?

22-07-2018.

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